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<title>De mes yeux vu!</title>
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<copyright>Copyright 2011</copyright>
<lastBuildDate>Wed, 25 Aug 2010 19:56:16 -0500</lastBuildDate>
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<title>Incapacite</title>
<description><![CDATA[<p>Lu dans le m&eacute;tro un matin cet &eacute;t&eacute;, sur le dos d'un t-shirt de couleur tr&egrave;s<br />
vive: 'The only disability in life is a bad attitude'.<br />
Wow. Lequel t-shirt &eacute;tait d'ailleurs port&eacute; par un tout jeune homme &agrave; l'allure plut&ocirc;t cool (et qui &eacute;tait vraiment beau en plus, ce qui ne g&acirc;che rien!).<br />
Toujours tellement inspirant et rassurant d'&ecirc;tre t&eacute;moin de ce genre de message.<br />
J'ajoute simplement: 'Hold that thought, young man'.<br />
</p>]]></description>
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<category>De mes yeux lu</category>
<pubDate>Wed, 25 Aug 2010 19:56:16 -0500</pubDate>
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<title>Marc Labreche</title>
<description><![CDATA[<p>Quel fascinant com&eacute;dien. Aux mille talents. &Agrave; l'incroyable folie, d&eacute;brid&eacute;e et infinie. Heureusement. Car m&ecirc;me si je n'aime pas TOUT ce qu'il fait, <em>tout</em> me semble quand m&ecirc;me digne d'int&eacute;r&ecirc;t et <em>presque tout</em> me surprend. </p>

<p>Le genre de personne qui, heureusement, existe, car il serait plus qu'impossible de l'inventer. Et la t&eacute;l&eacute;vision qu&eacute;b&eacute;coise serait &agrave; l'occasion pas mal plus terne.</p>

<p>J'en ai parl&eacute; dans un billet d&eacute;j&agrave;, pour la s&eacute;rie le &laquo; C&#339;ur a ses raisons &raquo;. </p>

<p>Je ne ferai pas le tour de la longue liste de tout ce qu'il a d&eacute;j&agrave; fait, mais, install&eacute;e devant ma t&eacute;l&eacute; en &eacute;crivant distraitement, ce billet s'est impos&eacute; de lui-m&ecirc;me. Car ce tr&egrave;s talentueux com&eacute;dien, ou plut&ocirc;t imitateur, m'a fait &eacute;clater de rire pour la 2e fois, en 2 semaines.</p>

<p>C'est dans &laquo; 3600 secondes d'extase &raquo; (s&eacute;rie que je trouve un peu in&eacute;gale) qu'il vient de faire, en direct mesdames et messieurs, une d&eacute;licieuse et d&eacute;lirante imitation de Kevin Parent, en compagnie et avec la complicit&eacute; de celui-ci. </p>

<p>La semaine derni&egrave;re, j'avais attrap&eacute; l'exquise imitation qu'il a faite de Christiane Charette. Jamais je n'ai vu aussi bonne et aussi compl&egrave;te imitation de cette animatrice. C'&eacute;tait hilarant, compl&egrave;tement 'fly&eacute;', impressionnant, m&ecirc;me. Ses mimiques, ses intonations, ses commentaires, m&ecirc;me physiquement, il en venait &agrave; lui ressembler. Si vous l'avez manqu&eacute;e, allez sur youtube, &ccedil;a vaut vraiment la peine : http://www.youtube.com/watch v=_Au70UQj42E&feature=PlayList&p=1661EC2B2B1C0D6C&playnext=1&playnext_from=PL&index=16</p>

<p>Je reviendrai la prochaine fois avec l'autre billet, celui que j'&eacute;tais en train d'&eacute;crire mais que Marc Labr&egrave;che m'a litt&eacute;ralement vol&eacute;. Et je l'en remercie.</p>

<p>Bonne nuit.</p>]]></description>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 22:09:49 -0500</pubDate>
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<title>J&apos;ai tue ma mere</title>
<description><![CDATA[<p>Il a fait couler beaucoup d&rsquo;encre, fait rouler beaucoup de souris, fait parler beaucoup de gens depuis ses 3 prix remport&eacute;s &agrave; Cannes au printemps.</p>

<p>Et pour cause, puis-je ajouter maintenant.</p>

<p>C&rsquo;est d&eacute;finitivement ce que l&rsquo;on peut appeler avoir du talent. Beaucoup de talent et d'imagination.</p>

<p>Je me rallie: Xavier Dolan est d&eacute;j&agrave;, malgr&eacute; son tout jeune &acirc;ge (&agrave; peine 20 ans), un bon cin&eacute;aste, et un tr&egrave;s bon com&eacute;dien.</p>

<p>C&rsquo;est dr&ocirc;le, en fouillant un peu, j&rsquo;ai retrouv&eacute; son &laquo; jeune &raquo; parcours et surtout, ses d&eacute;buts: le petit gar&ccedil;on qui jouait dans les pubs de Jean-Coutu r&eacute;alis&eacute;es par Andr&eacute; Melan&ccedil;on en 1997, aux c&ocirc;t&eacute;s de Genevi&egrave;ve Lallier-Matteau (qui faisait sa grande soeur). Et qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; prometteur.</p>

<p>On peut aimer ou non ses sujets de pr&eacute;dilection (relation difficile et tr&egrave;s lourde avec sa maman, l&rsquo;homosexualit&eacute;) mais on ne peut nier son talent.</p>

<p>C'est un film r&eacute;alis&eacute; tr&egrave;s simplement, avec de tr&egrave;s petits moyens. Rien de nouveau ou de r&eacute;volutionnaire dans le traitement ou les effets, mais rempli d'imagination et, je l'ai dit, de talent.</p>

<p>Malgr&eacute; la lourdeur des sujets, la cam&eacute;ra est simple et vivante, en mouvement. Les plans sont int&eacute;ressants. Par exemple: ceux o&ugrave; chaque personnage est cadr&eacute; seul &agrave; gauche et son &laquo; vis-&agrave;-vis &raquo; dans la sc&egrave;ne en question seul &agrave; droite dans le plan suivant, pour mettre en image l&rsquo;opposition que le dialogue cr&eacute;&eacute;, au lieu de les rapprocher. Il y a &eacute;galement la narration qui est efficace, faite de plans de Dolan en noir et blanc. </p>

<p>Les com&eacute;dien-ne-s sont &eacute;galement formidables. Que dire de Anne Dorval, qui nous livre une sc&egrave;ne d'anthologie, au t&eacute;l&eacute;phone avec le Directeur du pensionnat. Et Suzanne Cl&eacute;ment, Patricia Tulasne, Fran&ccedil;ois Arnaud, qui sont tous tr&egrave;s vrais, tr&egrave;s cr&eacute;dibles.</p>

<p>Au final, &ccedil;a se la joue un peu, c'est vrai. C'est plein de partis pris, au service des th&egrave;mes exploit&eacute;s, mais c'est &eacute;galement tr&egrave;s percutant. L'humour -ou plut&ocirc;t le sarcasme et le cynisme &agrave; outrance- est tr&egrave;s efficace pour faire passer le tout, et semble avoir jou&eacute; un grand r&ocirc;le dans la vie et la vraie histoire du r&eacute;alisateur.</p>

<p>R&eacute;al.: Xavier Dolan, Canada, 2009. </p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-vu/jai-tue-ma-mere.html</link>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 22:10:36 -0500</pubDate>
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<title>Explorer - 2</title>
<description><![CDATA[<p>Une 2e citation tir&eacute;e du petit bouquin offert par ma s&#339;ur.</p>

<p>Et qui d'ailleurs m'y ram&egrave;ne directement.</p>

<p>C'est de Maurice Chevalier, c'est tr&egrave;s joli, et &ccedil;a va comme suit : 'I never eat when I can dine.' </p>

<p>D&eacute;sol&eacute;e, le petit livre est en anglais, m&ecirc;me si l'auteur &eacute;tait fran&ccedil;ais! J'imagine qu'on peut le traduire du genre &laquo; Je ne mange jamais lorsque je peux d&icirc;ner/savourer &raquo;.</p>

<p>Et c'est pourquoi &ccedil;a me ram&egrave;ne &agrave; elle, puisque c'est encore plus vrai en sa compagnie. Tout comme samedi dernier : chaque souper se transforme en festin, chaque soir&eacute;e, en plaisir et en f&ecirc;te.</p>

<p>Merci... ;-)</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-lu/explorer-2.html</link>
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<category>De mes yeux lu</category>
<pubDate>Tue, 03 Nov 2009 20:57:19 -0500</pubDate>
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<title>An Education</title>
<description><![CDATA[<p>Film issu de la cuv&eacute;e 2009 de mon ador&eacute; FNC, qui vient &agrave; peine de se terminer.</p>

<p>D&rsquo;ailleurs, je ne pensais jamais qu&rsquo;il sortirait si rapidement au grand &eacute;cran. J&rsquo;essaie de voir un maximum de films au festival dont je ne suis pas certaine de la sortie &eacute;ventuelle, et bien s&ucirc;r, je me g&acirc;te de quelques autres &lsquo;sure bet&rsquo;, que je vois donc en primeur. Ben, quoi!?! J&rsquo;vais m&rsquo;g&ecirc;ner, peut-&ecirc;tre???</p>

<p>J&rsquo;en reviens au film &lsquo;An Education&rsquo;, de Lone Scherfig. J&rsquo;aime beaucoup la sensibilit&eacute; de cette r&eacute;alisatrice. Pleine de d&eacute;licatesse mais aussi d&rsquo;assurance, empreinte de sobri&eacute;t&eacute; dans une d&eacute;marche cin&eacute;matographique assez personnelle, mais qui s&rsquo;inscrit quand m&ecirc;me de fa&ccedil;on majeure et ind&eacute;niable.  </p>

<p>Un tr&egrave;s bon film, qui nous fait d&eacute;couvrir une jeune actrice dans toute sa mesure: Carey Mulligan (elle a tenu de petits r&ocirc;les dans d&rsquo;autres films, dont Public Enemies, que je n&rsquo;ai pas vu). Alors l&agrave;: coup de c&#339;ur. Vraiment. Elle est fabuleuse dans le r&ocirc;le principal de Jenny, une jeune et brillante &eacute;tudiante dans le Londres des ann&eacute;es 60, au futur on ne peut plus prometteur. Qui fait la rencontre d&rsquo;un homme beaucoup plus &acirc;g&eacute; qu&rsquo;elle (genre, le double), qui viendra changer son destin.</p>

<p>Version vraiment, vraiment r&eacute;sum&eacute;e. Car je ne veux pas raconter l&rsquo;histoire plus en d&eacute;tails.</p>

<p>L&rsquo;homme en question est jou&eacute; par l&rsquo;excellent Peter Sarsgaard (qu&rsquo;on a vu r&eacute;cemment dans &lsquo;Elegy&rsquo; de Isabel Coixet), que j&rsquo;ai encore confondu avec Ewan McGregor, pour une raison que j&rsquo;ignore. Je trouve vraiment qu&rsquo;ils se ressemblent. Et tous deux sont tr&egrave;s talentueux... Ce n&rsquo;est peut-&ecirc;tre que cela?</p>

<p>Un des int&eacute;r&ecirc;ts premiers du film est de nous parler de cette &eacute;poque, des rapports et de la dynamique entre les hommes et les femmes dans la soci&eacute;t&eacute; occidentale des ann&eacute;es 60 et surtout, des choix qui s&rsquo;offraient &agrave; eux/elles &agrave; travers cette touchante histoire. C&rsquo;est tr&egrave;s int&eacute;ressant, et la reconstitution est bien rendue.</p>

<p>Je dois aussi mentionner quelques autres formidables acteurs et actrices, au passage: Alfred Molinaro, dans le d&eacute;licieux r&ocirc;le du p&egrave;re de Jenny, puis Cara Seymour, qui joue sa maman. Et Emma Thompson, qui tient le r&ocirc;le de la directrice d&rsquo;&eacute;cole. Magnifique, une fois de plus. Quelle classe, et quelle prestance, toujours.</p>

<p>Ce film m&rsquo;a d&rsquo;ailleurs permis de confirmer que c&rsquo;est d&eacute;finitivement une &eacute;poque &agrave; laquelle j&rsquo;aurais aim&eacute; vivre &agrave; l&rsquo;&acirc;ge adulte, mais pour des raisons on ne peut plus superficielles: la mode, les v&ecirc;tements, les souliers, les coiffures. Qu&rsquo;est-ce que les gens avaient de la classe, &eacute;taient &eacute;l&eacute;gants. </p>

<p>Petite note &agrave; Julie L.: une recommandation que je suis certaine que tu appr&eacute;cieras, &agrave; voir avec ton amoureux. Enjoy! ;-)</p>

<p>R&eacute;al.: Lone Scherfig, Angleterre, 2009. C&rsquo;est la m&ecirc;me r&eacute;alisatrice qui nous avait donn&eacute;, entre autres, &lsquo;Italian for Beginners&rsquo;, film du dogme #12, en 2002.<br />
</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-vu/an-education.html</link>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 21:46:33 -0500</pubDate>
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<title>Le Local</title>
<description><![CDATA[<p>J&rsquo;ai d&eacute;couvert cet endroit r&eacute;cemment, gr&acirc;ce &agrave; mon meilleur ami. Qui m&rsquo;y a amen&eacute;e pour souligner mon anniversaire. Et je l&rsquo;en remercie encore chaleureusement.</p>

<p>Il y avait longtemps que je voulais essayer ce resto. Tellement de gens m&rsquo;en avaient parl&eacute;.</p>

<p>Et donc, mon ami me ramasse et m&rsquo;y am&egrave;ne, sans me le dire, un beau soir du d&eacute;but septembre. Une surprise. Une belle surprise, d&rsquo;ailleurs.</p>

<p>Le resto est situ&eacute; rue William, au milieu de nulle part, ceci &eacute;tant encore plus vrai en raison des nombreux travaux dans le coin. Ma foi, faut vraiment savoir o&ugrave; on veut aller autrement, aucune fa&ccedil;on d&rsquo;y atterrir par accident.</p>

<p>Bel endroit, beau d&eacute;cor. Un peu trop &lsquo;branchouillard&rsquo; &agrave; mon go&ucirc;t mais tr&egrave;s beau.</p>

<p>En plein milieu de semaine en plus, alors plus relax, plus d&eacute;contract&eacute; comme ambiance. Ce qui ajoute &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la chose.</p>

<p>Je suis d&eacute;chir&eacute;e entre l&rsquo;envie de tout essayer et mon app&eacute;tit qui, d&eacute;j&agrave;, r&eacute;tr&eacute;cit &agrave; la minute...</p>

<p>Le menu de Charles-Emmanuel Pariseau est vraiment app&eacute;tissant.</p>

<p>Je prends finalement en entr&eacute;e (apr&egrave;s moultes tergiversations difficiles et quasi douloureuses) la salade de betteraves aromatis&eacute;e &agrave; la truffe et ch&egrave;vre, &#339;uf en panko. Tr&egrave;s dr&ocirc;le, l&rsquo;&#339;uf en panko: un oeuf cuit dur &lsquo;frit&rsquo;!!! Bizarre, hein? Je ne sais pas trop ce que cela venait faire dans l&rsquo;histoire, mais du reste, c&rsquo;&eacute;tait joli et bon. Seul b&eacute;mol (et je me sens un peu bizarre de l&rsquo;avouer, mais c&rsquo;&eacute;tait TELLEMENT vrai): la portion &eacute;tait vraiment trop copieuse. Et comme on a &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;s &agrave; &lsquo;toujours finir notre assiette par respect pour ceux qui ne mangent pas &agrave; leur faim&rsquo;, ben voil&agrave;, je fus encore punie et je me suis trouv&eacute;e bourr&eacute;e avant la suite. Tant-pis-pour-moi!</p>

<p>En plat principal, je me lance (l&agrave; aussi, quel beau choix et tr&egrave;s difficile de d&eacute;cider) : une tarte de tomates confites, p&eacute;toncles grill&eacute;s, oignons caram&eacute;lis&eacute;s, boudin noir, foie gras po&ecirc;l&eacute; et r&eacute;duction pommes-porto. C&rsquo;&eacute;tait partie int&eacute;grante du menu du jour alors j&rsquo;y vais de m&eacute;moire et esp&egrave;re ne pas me tromper dans ma description. Dans ce cas-ci encore, un suprenant m&eacute;lange, et encore une fois tr&egrave;s bon. </p>

<p>Pour couronner le tout: un excellent Sancerre. C&rsquo;&eacute;tait grandiose.</p>

<p>Moi qui ai toujours dit (et cru) d&eacute;tester le boudin, je suis sois: a) menteuse, b) je me connais tr&egrave;s mal ou c) victime d&rsquo;une tardive transformation gustative.</p>

<p>Mais comme nous y avons soup&eacute; tr&egrave;s tard, je n'ai pas pu appr&eacute;cier le tout &agrave; sa juste valeur, je n'ai pas pu tout terminer. Alors double d&eacute;ception: j'ai manqu&eacute; de pr&eacute;cieuses et d&eacute;licieuses bouch&eacute;es, en plus de gaspiller ces formidables victuailles.</p>

<p>Et je regrette encore plus n&rsquo;avoir pu me rendre au dessert, ce qui est g&eacute;n&eacute;ralement ma partie pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e du repas, mais l&agrave;, vraiment, j&rsquo;affichais on-ne-peut-plus complet. J&rsquo;aurais explos&eacute;, c&rsquo;est s&ucirc;r.</p>

<p>Le service &eacute;tait efficace, agr&eacute;able et m&ecirc;me convivial. Tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;.<br />
Merci encore, beau loup.</p>

<p>PS &#8211; La carte d&rsquo;affaire est tr&egrave;s &lsquo;sharp&rsquo; et pas du tout &agrave; l&rsquo;image &lsquo;branchouillarde&rsquo; de l&rsquo;endroit: jolie, effac&eacute;e (noire sur noir) et toute petite/simple. Je dis: bravo!</p>

<p>PS2 - Plusieurs personnes m'ont dit depuis ne pas aimer l'endroit, le trouver trop affect&eacute;, trop m'as-tu vu, trop pr&eacute;tentieux. Moi je ne peux confirmer car je ne l'ai pas v&eacute;cu lors de cette visite.</p>

<p>Le local, 740 rue William, Vieux-Montr&eacute;al.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-frequente/le-local.html</link>
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<category>De mes yeux frequente</category>
<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 21:25:18 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Inglourious Basterds</title>
<description><![CDATA[<p>Je l&rsquo;ai assur&eacute;ment d&eacute;j&agrave; &eacute;crit, j&rsquo;aime beaucoup le cin&eacute;ma &#8211;et la folie/l&rsquo;imaginaire- de Tarantino.</p>

<p>Mais cette fois, j&rsquo;avais vu la bande-annonce et le popcorn m&rsquo;&eacute;tait un peu rest&eacute; coinc&eacute; dans la gorge, &agrave; cause de l&rsquo;intense violence qui s&rsquo;en d&eacute;gageait.</p>

<p>Et je m&rsquo;&eacute;tais, tout b&ecirc;tement, convaincue que je n&rsquo;irais pas voir son dernier film. Car il m&rsquo;apparaissait trop violent, trop gratuit. Et que je ne m&rsquo;en sentais donc pas capable.</p>

<p>Qu&rsquo;est-ce que je suis contente d&rsquo;&ecirc;tre revenue sur ma d&eacute;cision. J&rsquo;aurais manqu&eacute; un grand moment de cin&eacute;ma.</p>

<p>Merci &agrave; MH, au bureau, qui m&rsquo;a t&eacute;moign&eacute; son int&eacute;r&ecirc;t pour le film, malgr&eacute; la grande violence. Et qui m&rsquo;a suffisamment intrigu&eacute;e pour me donner le go&ucirc;t de m&rsquo;y rendre &agrave; mon tour, ayant pris bonne note de ses mises en garde (tel que la sc&egrave;ne du soldat au &lsquo;bat de baseball&rsquo;).</p>

<p>D&egrave;s le g&eacute;n&eacute;rique, je suis happ&eacute;e par l&rsquo;histoire, l&rsquo;univers graphique et &lsquo;cartoonesque&rsquo; de Tarantino (ses sous-titres, la pr&eacute;sentation de ses personnages, ses encha&icirc;nements). Et malgr&eacute; la longueur du film (2h33 min), je n&rsquo;ai pas d&eacute;croch&eacute; deux secondes, compl&egrave;tement riv&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;cran, inconfortablement assise sur le bout de mes fesses, malgr&eacute; moi. Et faute &agrave; Tarantino.</p>

<p>Rarement film n&rsquo;est plus captivant, du d&eacute;but &agrave; la fin. Et que dire de ce d&eacute;but: cette interminable sc&egrave;ne o&ugrave; l&rsquo;on fait la connaissance du &lsquo;Jew Hunter&rsquo;, hallucinant Christoph Waltz, sur les &eacute;paules duquel repose en grande partie la cr&eacute;dibilit&eacute; du film, je dirais.</p>

<p>En gros, un chass&eacute;-crois&eacute; qui se passe en France, pendant la 2e guerre mondiale, entre des nazis allemands qui font la rencontre d&rsquo;un bataillon juif-am&eacute;ricain -sans peur et sans regret- qui a d&eacute;cid&eacute; de semer la panique et de les faire souffrir, et mourir. Ou l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, &agrave; leur propre choix d&rsquo;ailleurs.</p>

<p>Brad Pitt y est &eacute;galement excellent de dr&ocirc;lerie, dans l&rsquo;improbable r&ocirc;le du sudiste lieutenant Aldo Raine. L&rsquo;homme qui veut des scalps. Beaucoup, de scalps. Et qui a le plus d&eacute;licieux, mais &ocirc; combien grotesque, accent.</p>

<p>On y fait la rencontre de personnages satellites tels que la belle Shosanna (tr&egrave;s bonne M&eacute;lanie Laurent), jeune juive sortie miraculeusement indemne des griffes des nazis (mais dont la famille n&rsquo;a pas eu la m&ecirc;me chance), et qui d&eacute;cide de refaire sa vie en France, avec des grandes ambitions cin&eacute;matographiques &#8211;et graphiques- devant elle. </p>

<p>Et la belle Diane Kruger, tr&egrave;s convaincante dans le r&ocirc;le d&rsquo;une cantatrice allemande. Et de plusieurs autres personnages aussi color&eacute;s qu&rsquo;anim&eacute;s par leurs causes respectives, qu&rsquo;elle soit allemande, anglaise, am&eacute;ricaine ou simplement personnelle. Dont le talentueux Daniel Br&uuml;hl, qui crevait l&rsquo;&eacute;cran dans &lsquo;Good Bye Lenin!&rsquo; et le fait encore cette fois-ci, dans un tout autre r&ocirc;le, cette fois.</p>

<p>Des sc&egrave;nes d&rsquo;anthologie... Celle du d&eacute;but, bien s&ucirc;r, celle de Brad Pitt et ses amis du bataillon de &lsquo;basterds&rsquo; qui expliquent &agrave; un lieutement nazi fait prisonnier les &lsquo;choix&rsquo; qu&rsquo;il a, puis sa rencontre avec l&rsquo;homme au c&eacute;l&egrave;bre &lsquo;bat de baseball&rsquo;, celle du restaurant, avec M&eacute;lanie Laurent et son strudel au pomme, celle du petit bistro souterrain avec le petit jeu de devinette, celle du film du &lsquo;h&eacute;ros de guerre&rsquo; et bien s&ucirc;r, bien s&ucirc;r, le fantasme ultime de la 2e guerre mondiale: la derni&egrave;re sc&egrave;ne. Qui nous en donne, &agrave; elle seule, bien plus que pour notre humble p&eacute;cule. Et tant d&rsquo;autres...</p>

<p>Autre plaisir: les dialogues, qui passent de l&rsquo;anglais au fran&ccedil;ais, puis &agrave; l&rsquo;allemand, et retour au fran&ccedil;ais et &agrave; l&rsquo;anglais, pour ensuite nous faire dans l&rsquo;italien. Certains com&eacute;diens ma&icirc;trisant d&rsquo;ailleurs TOUTES ces langues, tel Christoph Waltz. Vraiment impressionnant, Er Mister...</p>

<p>Un film puissant. &Agrave; l&rsquo;humour toujours aussi cynique et cinglant, efficace, &agrave; la cam&eacute;ra volontairement perverse et habile, au rythme incroyable &#8211;et soutenu- malgr&eacute; la dur&eacute;e.</p>

<p>C&rsquo;est tr&egrave;s, tr&egrave;s violent. On ne s&rsquo;en sort pas. Mais l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t du sc&eacute;nario, des dialogues, du montage et du rythme, du jeu des acteurs, nous permet de passer un peu par-dessus. Je dis bien un peu. Mais en m&ecirc;me temps, comme c&rsquo;est un film de guerre, et de la 2e guerre mondiale, en plus... le contraire serait aussi surprenant que de maigrir et/ou retrouver la sant&eacute; en mangeant du <em>fast-food,</em> non?</p>

<p>Quentin Tarantino, &Eacute;.U./Allemagne, 2009.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-vu/inglourious-basterds.html</link>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 22:01:46 -0500</pubDate>
</item>
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<title>Explorer</title>
<description><![CDATA[<p>Une toute petite mais &ocirc; combien grande citation sur laquelle je suis tomb&eacute;e hier, provenant d'un magnifique petit bouquin offert par ma s&#339;ur.</p>

<p>Qu'est-ce qu'elle me connait bien, ma ch&egrave;re s&#339;ur. Un petit livre qui ne contient que cela. Toutes plus jolies, int&eacute;ressantes, emballantes, les unes que les autres.</p>

<p>La citation, donc. C'est de BUDDHA, apparemment (et c'est en anglais) : "As you walk and eat and travel, be where you are. Otherwise, you will miss most of your life."</p>

<p>En fait, cela nous dit de vivre chaque instant du moment pr&eacute;sent. Car c'est ce qui compte vraiment, au fond.</p>

<p>Comme il y a (d&eacute;ja) si longtemps que je n&rsquo;ai pris le temps d&rsquo;&eacute;crire, et que cela me manque terriblement, j&rsquo;ai pens&eacute; y revenir doucement, une petite citation et un petit billet &agrave; la fois, histoire de ne pas me relancer trop vite.</p>

<p>En m&ecirc;me temps je dis cela et c&rsquo;est un peu n&rsquo;importe quoi?!? </p>

<p>&Ccedil;a me fait d&eacute;j&agrave; tant de bien de simplement &eacute;crire ces quelques mots, allons-y franchement: &laquo;garochons-nous!&raquo; Y a pas d&rsquo;raison... ;-)</p>

<p>Je reviens donc sous tr&egrave;s peu, avec un autre billet, cinoche cette fois-ci.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-lu/explorer.html</link>
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<category>De mes yeux lu</category>
<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 22:13:52 -0500</pubDate>
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<title>Certification PADI</title>
<description><![CDATA[<p>Je pense que &ccedil;a devait bien faire un gros 20 ans que je voulais prendre mon cours et faire ma certification, si je ne m&rsquo;abuse. En fait, ayant manqu&eacute; mon coup au C&eacute;gep, je n'ai jamais vraiment eu l'occasion depuis. Ni ne l'ai vraiment provoqu&eacute;e non plus.</p>

<p>C&rsquo;est donc &agrave; la suggestion de mon beau ch&eacute;ri que nous nous y sommes jet&eacute;s corps et &acirc;me &agrave; la mi-ao&ucirc;t avec sa belle grande, soit pendant notre 2e semaine de vacances.</p>

<p>My god! Une semaine intense, s&rsquo;il en fut une. <br />
Bien remplie d&rsquo;&eacute;tude le jour, et de longs cours th&eacute;orique et pratique de soir.<br />
Suivi de la certification le week-end, entendre samedi <i>ET</i> dimanche.<br />
Ouf!</p>

<p>J&rsquo;ai l&rsquo;air de me plaindre (et c&rsquo;est un peu vrai, car j&rsquo;avoue bien &eacute;go&iuml;stement et bien humblement que j&rsquo;aurais donn&eacute; dans la farniente de luxe toute la semaine, si j&rsquo;avais pu le faire) mais en m&ecirc;me temps je pense que nous ne l&rsquo;aurions probablement jamais fait autrement. Toujours tellement difficile de se pr&eacute;voir plusieurs week-ends en ligne -et de s&rsquo;y commettre dans les faits par la suite.</p>

<p>Toute une exp&eacute;rience, donc. <br />
Avec un instructeur plut&ocirc;t rigolo et fort exp&eacute;riment&eacute;, le breton Samuel.<br />
Qui nous en a donn&eacute; plus que le client en demande, tant en &eacute;nergie qu&rsquo;en savoir.</p>

<p>Malgr&eacute; des petits probl&egrave;mes d&rsquo;oreille/d&rsquo;accoutumance, ce fut une bonne exp&eacute;rience. </p>

<p>Bizarrement, j&rsquo;ai beaucoup aim&eacute; la partie th&eacute;orique (au grand dam de mon &laquo;MacGyver&raquo; par excellence), et plus sp&eacute;cialement les tables de plong&eacute;e qui nous permettent de calculer nos groupes de pression/intervalles de surface et escapades successives. Fouillez-moi pourquoi, car je ne pense pas me lancer dans une carri&egrave;re qui me demandera vraiment de les utiliser &agrave; fond... Mais c&rsquo;est utile et surtout, moi, &ccedil;a me d&eacute;tend, apparemment.</p>

<p>C&ocirc;t&eacute; pratique, j&rsquo;ai bien aim&eacute; aussi mais j&rsquo;ai trouv&eacute; cela un peu plus difficile que je l&rsquo;avais pr&eacute;vu et imagin&eacute;. Surtout que je suis de nature une fille d&rsquo;eau, et que je nage et y suis &agrave; l&rsquo;aise comme un poisson. J&rsquo;&eacute;tais vraiment fatigu&eacute;e apr&egrave;s les plong&eacute;es et litt&eacute;ralement &eacute;puis&eacute;e apr&egrave;s notre week-end. Et sourde! Surtout du c&ocirc;t&eacute; gauche. Mais c&rsquo;est tout bon, j&rsquo;exag&egrave;re, vous me connaissez bien... ;-)</p>

<p>Le volet en piscine &eacute;tait intense aussi, &agrave; Mirabel. On y a tranquillement appris &agrave; apprivoiser la chose.<br />
Et la certification en eau libre, au Lac Morgan &agrave; Rawdon &eacute;tait d&rsquo;autant plus fly&eacute;e. Visibilit&eacute; quasi-nulle, mais int&eacute;r&ecirc;t et excitation doubl&eacute;s par la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;affaire.</p>

<p>Un genre de &laquo;Crabe dans la t&ecirc;te&raquo;, fa&ccedil;on perso. Salutations au tr&egrave;s talentueux Andr&eacute; Turpin, en passant.</p>

<p>Je me suis retrouv&eacute;e toute recouverte de ce lourd &eacute;quipement, au fond du Lac, &agrave; faire et refaire les diff&eacute;rents exercices de pr&eacute;vention, principalement. D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est un de mes plus grands questionnement, &ccedil;a, rest&eacute; plut&ocirc;t sans (r&eacute;elle) r&eacute;ponse: une majorit&eacute; du volet pratique est consacr&eacute; &agrave; la pr&eacute;vention de tous les possibles accidents/probl&egrave;mes. Mais chaque fois, Sam nous confirme que <i>&laquo;&ccedil;a n&rsquo;arrive jamais&raquo;</i>. Vous me voyez donc venir avec mes grosses palmes: pourquoi donc y consacrer tant de temps et d&rsquo;&eacute;nergie!?! (oui, oui, je sais, au fond. Mais vous me connaissez. &Agrave; nouveau, fallait que j&rsquo;en parle!!!).</p>

<p>Petite d&eacute;ception en terminant: un surplus de mati&egrave;re vs le temps disponible conjugu&eacute; &agrave; l&rsquo;indiscipline de plusieurs participants nous a amen&eacute;s &agrave; devoir terminer les examens et le volet th&eacute;orique quelques mois plus tard. Mais l&agrave; c'est fait (depuis octobre). You-hou!</p>

<p>Alors &agrave; nous maintenant les poissons, les coraux, les &eacute;paves et autres d&eacute;couvertes, et &agrave; mon ch&eacute;ri les harpons et exp&eacute;ditions sous les glaces! Vraiment pas certaine d&rsquo;y adh&eacute;rer un jour, malgr&eacute; ma l&eacute;gengaire ouverture de corps et d&rsquo;esprit et toute ma bonne volont&eacute;.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2009/de-mes-yeux-frequente/certification-padi.html</link>
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<category>De mes yeux frequente</category>
<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 11:45:13 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>La force</title>
<description><![CDATA[<p>Des fois, la force, c'est &eacute;galement et surtout celle d'avouer que nous n'en avons plus, celle de s'arr&ecirc;ter avant qu'il ne soit vraiment trop tard, celle de r&eacute;aliser qu'on a, malgr&eacute; toute notre bonne volont&eacute; et tous nos efforts, fait fausse route. Qu'on s'est litt&eacute;ralement perdu, &agrave; force de vouloir trop s'&eacute;viter ou se prouver.</p>

<p>Se permettre de rel&acirc;cher notre emprise, se permettre de vivre ce qui nous apparaissait, de l'ext&eacute;rieur et jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, comme de la faiblesse.</p>

<p>Car en fait, il faut &ecirc;tre vraiment tr&egrave;s tr&egrave;s fort pour y arriver, pour se l'avouer, pour l&acirc;cher enfin prise et perdre pieds. </p>

<p>Dans le seul but de mieux se retrouver ensuite.</p>

<p>Et &ccedil;a, &ccedil;a prend du temps. <br />
Chacun &agrave; son propre rythme.</p>

<p>Mais quand on s'y met vraiment, &ccedil;a ne peut que fonctionner, &agrave; court, moyen ou m&ecirc;me un peu plus long terme, s'il le faut.<br />
&Ccedil;a ne peut qu'&ecirc;tre tellement positif, en bout de ligne.</p>

<p>Je voulais seulement saluer ta force, ma belle amie.<br />
T'encourager &agrave; continuer tes efforts, lentement mais s&ucirc;rement.</p>

<p>Alors!?!<br />
Je te l'avais dit ou je ne te l'avais pas dit, depuis si longtemps, d'ailleurs???<br />
Qu'il y a vraiment, mais alors l&agrave; vraiment de bien belles choses qui s'en viennent...</p>

<p>;-)<br />
bisous</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-frequente/la-force.html</link>
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<category>De mes yeux frequente</category>
<pubDate>Mon, 20 Oct 2008 21:44:11 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Juno</title>
<description><![CDATA[<p>Pour en avoir entendu tellement parl&eacute;, franchement, j'ai pens&eacute; &ecirc;tre royalement d&eacute;&ccedil;ue ou au mieux, rester indiff&eacute;rente.</p>

<p>Mais tout au contraire, quelle belle d&eacute;couverte, quel rafra&icirc;chissant film et surtout, surtout, quel incroyable casting et savoureux dialogues.</p>

<p>Partant d'un sujet encore tabou il n'y a pas si longtemps (adolescente de 16 ans &agrave; peine qui tombe enceinte), mais trait&eacute; de fa&ccedil;on d&eacute;concertante de simplicit&eacute; et de v&eacute;racit&eacute;, je dirais. Dans le sens de justesse du propos et du jeu, et non de v&eacute;rit&eacute;/morale puisqu'il n'y en a pas, heureusement d'ailleurs. </p>

<p>J'ai vu ce film ce printemps avec ma copine Jani, et nous avions toutes deux beaucoup appr&eacute;ci&eacute;. Je l'ai revu la semaine derni&egrave;re en vacances &agrave; la plage, et m&ecirc;me si la fatigue l'a emport&eacute; (ben quoi! les vacances c'est fait pour &ccedil;a, non!?!), j'&eacute;tais contente de le revoir et le charme op&eacute;rait toujours.</p>

<p>Les com&eacute;diens sont vraiment bons. D'une sensibilit&eacute; et d'une cr&eacute;dibilit&eacute; rares. Chacun vivant cette histoire, et les r&eacute;percussions qu'elle a sur eux, &agrave; leur propre fa&ccedil;on puis  les uns avec les autres, mais sans se raconter d'histoire ni s'en faire croire. Pas d'invraisemblance ni de situations forc&eacute;e, &ccedil;a coule et on y croit, on est touch&eacute; et on rigole aussi. Parfois tout &agrave; la fois, parfois tour &agrave; tour.</p>

<p>Ellen Page est vraiment incroyable dans le r&ocirc;le-titre, bien appuy&eacute;e de son comp&egrave;re, jou&eacute; par Michael Cera (que je ne me souvenais pas avoir vu auparavant). M&ecirc;me Jennifer Garner, que trouve habituellement plut&ocirc;t ordinaire, y est bonne.</p>

<p>Deux mentions sp&eacute;ciales &eacute;galement pour la belle-m&egrave;re et le papa de Juno, jou&eacute;s par les excellents Allison Janney et J.K. Simmons. Quel duo et surtout, quel couple invraisemblable mais tellement plausible et compl&eacute;mentaire ils r&eacute;ussissent &agrave; former.</p>

<p>Le film a re&ccedil;u cette ann&eacute;e le Oscar tr&egrave;s m&eacute;rit&eacute; de &laquo;Best Writing, Screenplay Written Directly for the Screen&raquo;, tel qu'&eacute;crit par Diablo Cody. </p>

<p>R&eacute;al.: Jason Reitman, Canada, 2007.</p>

<p>PS - Mention sp&eacute;ciale #2 pour le g&eacute;n&eacute;rique, qui est inventif, beau, interactif...<br />
</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-vu/juno.html</link>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Tue, 12 Aug 2008 23:21:45 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Moellienne intervention</title>
<description><![CDATA[<p>J&rsquo;en ai d&eacute;j&agrave; parl&eacute; auparavant, j&rsquo;ai tout pr&egrave;s de moi un exemple de courage qui se bat depuis plus de deux ans maintenant (voir billet 18 f&eacute;vrier 2007).</p>

<p>Malgr&eacute; tout ce qu&rsquo;il avait v&eacute;cu &agrave; ce moment, les proc&eacute;dures se sont d&eacute;cupl&eacute;es et &eacute;ternis&eacute;es pour aboutir, tout r&eacute;cemment, &agrave; la derni&egrave;re &eacute;tape, celle avec un grand &Eacute;.</p>

<p>Que nous attendions depuis mai dernier. On se pr&eacute;pare, on se test, on part, on arr&ecirc;te. Et on recommence. Par trois fois. Mais celle-ci fut la bonne.</p>

<p>Toute s&eacute;rieuse et difficile que soit la teneur r&eacute;elle &#8211;ou la raison- de l&rsquo;exercice, il reste que sur l&rsquo;essence et les aboutissants, c&rsquo;est compl&egrave;tement fly&eacute;!</p>

<p>Dans ce genre de maladie, une fois la r&eacute;mission atteinte et lorsque le principal int&eacute;ress&eacute; a un profil &agrave; risque, la greffe de moelle osseuse est utilis&eacute;e en pr&eacute;vention active.</p>

<p>Bas&eacute;e sur le principe voulant que nous combattons tous probablement une maladie grave, &agrave; un moment ou &agrave; un autre, o&ugrave; notre syst&egrave;me immunitaire r&eacute;ussi de lui-m&ecirc;me &agrave; &eacute;liminer les cellules malades.</p>

<p>Mais lorsque ceci ne se fait plus ipso-facto, lorsqu&rsquo;apparemment un syst&egrave;me n&rsquo;arrive plus &agrave; s&rsquo;auto-d&eacute;fendre et s&rsquo;auto-gu&eacute;rir, on le r&eacute;duit sensiblement &agrave; grands coups de poison inject&eacute; et on lui en donne un autre, de syst&egrave;me immunitaire. Id&eacute;alement 100% compatible, comme ce fut le cas ici. Et id&eacute;alement aussi, sans faille. &Ccedil;a, on le souhaite tr&egrave;s tr&egrave;s fort et on a test&eacute; tout ce qui &eacute;tait possible de tester pour s&rsquo;en assurer.</p>

<p>On a beau dire que la recherche n&rsquo;avance pas assez vite, que tant de maladies font encore beaucoup trop de victimes, reste qu&rsquo;en parall&egrave;le, tellement de choses ont avanc&eacute; et permettent maintenant de gu&eacute;rir de plus en plus de gens.</p>

<p>Et m&ecirc;me si notre syst&egrave;me de sant&eacute; est lui aussi malade en ce moment, il faut en avoir vraiment besoin, honn&ecirc;tement, pour appr&eacute;cier tout ce qu&rsquo;il fait pour les citoyens, &agrave; m&ecirc;me les fonds publiques. Ce qui selon moi est quand m&ecirc;me une des meilleures utilisations de ces fonds collectifs.</p>

<p>Tout compliqu&eacute; que ce soit &agrave; vivre, en th&eacute;orie, c&rsquo;est d&rsquo;une simplicit&eacute; fascinante voire m&ecirc;me d&eacute;concertante. Sur papier, cela dit. La r&eacute;alit&eacute; &eacute;tant plus compliqu&eacute;e.</p>

<p>Le receveur doit donc repasser au poison-sur-poteau pendant une semaine, une &eacute;ni&egrave;me fois. Ce qui est de loin la portion la plus heavy, bien entendu. Mais quand on a fait &ccedil;a d&eacute;j&agrave; trop de fois de si grande fa&ccedil;on, ma foi, il a &eacute;t&eacute; prouv&eacute; qu&rsquo;on le refera tout aussi bien une autre fois, et surtout: une derni&egrave;re fois.</p>

<p>Le donneur, lui, s&rsquo;&eacute;vite dans la presque totalit&eacute; des cas la douloureuse chirurgie. Par l&rsquo;auto-administration de doses massives de supers hormones de croissance, &eacute;galement sous forme d&rsquo;injection. Selon le donneur, c&rsquo;est davantage l&rsquo;administration comme telle qui est moins &eacute;vidente, de m&ecirc;me que les effets secondaires (maux dans les os, de dos, de t&ecirc;te, grande fatigue, etc.). Mais rien pour &eacute;crire &agrave; sa m&egrave;re et surtout, rien compar&eacute; au processus du receveur.</p>

<p>Lorsque cela fonctionne, donc, tellement de cellules souches sont cr&eacute;&eacute;es que cela sature la moelle, et les cellules suppl&eacute;mentaires vont d'elles-m&ecirc;mes se nicher dans le sang. </p>

<p>Pour la suite, c&rsquo;est l&agrave; que &ccedil;a devient fascinant, du moins en th&eacute;orie. Mais en pratique aussi, j&rsquo;en suis certaine, les 150 jours &agrave; venir le confirmeront.</p>

<p>Le donneur est branch&eacute; sur une machine (centrifugeuse) pour la proc&eacute;dure qu&rsquo;on appelle aph&eacute;r&egrave;se, soit le don de millions de cellules souches. &Agrave; l&rsquo;aide de pr&eacute;l&egrave;vement sanguin et d&rsquo;isolation de ces cellules, qui s&rsquo;&eacute;tend sur plusieurs heures. Mais ce n&rsquo;est quand m&ecirc;me pas plus compliqu&eacute; que cela.<br />
M&ecirc;me si la machine est assez sophistiqu&eacute;e. </p>

<p>Une fois le pr&eacute;l&egrave;vement (ou le don) effectu&eacute;, tout est v&eacute;rifi&eacute;. Si tout est beau et que le compte y est/le don est complet: hop! On retransfuse le tout d&egrave;s le lendemain au receveur. Les cellules seront en dormance pour un laps de temps ind&eacute;termin&eacute; puis, par auto-programmation, iront d'elles-m&ecirc;mes se reloger dans la moelle. Incroyable, non?</p>

<p>&Eacute;tape qui tient presque de la formalit&eacute;, lorsque la compatibilit&eacute; est compl&egrave;te, comme ce fut le cas ici. Mais qui a quand m&ecirc;me fait bien peur aux deux principaux int&eacute;ress&eacute;s lors de l&rsquo;op&eacute;ration. Une r&eacute;action non-anticip&eacute;e est venue compliquer les choses. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on a eu peur, mais cela s&rsquo;est finalement bien termin&eacute;.</p>

<p>Maintenant, reste plus qu&rsquo;&agrave; prendre cela un jour (et 50 pilules!) &agrave; la fois. Pour 150 jours.</p>

<p>Quand on pense que &ccedil;a fait presqu'un an qu'on attend cette derni&egrave;re &eacute;tape, j&rsquo;imagine qu&rsquo;on en est pas &agrave; un jour pr&egrave;s?</p>

<p>PS - L&acirc;che pas Champion... maudit qu'&ccedil;a ach&egrave;ve. Et que je t'admire. Mais &ccedil;a, tu le savais d&eacute;j&agrave;.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-frequente/moellienne-intervention.html</link>
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<category>De mes yeux frequente</category>
<pubDate>Sun, 09 Mar 2008 21:25:32 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Ski faut</title>
<description><![CDATA[<p>J&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de me mettre au ski alpin depuis le printemps dernier, et apr&egrave;s un petit cours de deux heures et 4 sorties dans diff&eacute;rentes montagnes des Laurentides, je commence, lentement mais s&ucirc;rement, &agrave; avoir un certain contr&ocirc;le et un tant soit peu de plaisir.</p>

<p>Mais j&rsquo;avoue que le deux heures de cours ont &eacute;t&eacute; le pire investissement de ma vie: encore un peu, et le vieux schnoque me frappait car je ne r&eacute;ussissais pas &agrave; mettre en pratique ses conseils dans la minute qui suivait.</p>

<p>LES NERFS!</p>

<p>Par contre, et c&rsquo;est l&agrave; que 20 et m&ecirc;me 30 ans d&rsquo;amiti&eacute;, de m&ecirc;me 40 ans de fraternit&eacute; entrent en ligne de compte: je dois lever mon chapeau et remercier chaleureusement mes amis, soeur/ni&egrave;ce ador&eacute;s pour leur support, patience et bons conseils. Parce que c&rsquo;est l&agrave; o&ugrave; ce sport prend tout son sens. Et moi, un peu d&rsquo;assurance.</p>

<p>C&rsquo;est tellement trippant d&rsquo;&ecirc;tre dehors par une belle journ&eacute;e d&rsquo;hiver, de d&eacute;valer (mettons...) les pentes et de profiter tant du paysage, de la compagnie que du grand air, avec en prime quelques frissons et moments de stress ici et l&agrave;.</p>

<p>Mais j&rsquo;exag&egrave;re. C&rsquo;est tout bon.</p>

<p>Et surtout: je le veux et donc, je le peux. D&eacute;j&agrave;, des amis ont qualifi&eacute; ma prestation du week-end de &laquo;tr&egrave;s bonne, pour une d&eacute;butante&raquo;. Apparemment, j&rsquo;ai l&rsquo;air, la chanson devrait (donc) suivre dans pas long.</p>

<p>Yesssssssssssss.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-frequente/ski-faut.html</link>
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<category>De mes yeux frequente</category>
<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:01:05 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Je crois que je l&apos;aime</title>
<description><![CDATA[<p>Pas un grand film, ni un film d'auteur du reste, mais le pendant fran&ccedil;ais des com&eacute;dies romantiques am&eacute;ricaines, avec un peu plus de &laquo;viande&raquo; et d'int&eacute;r&ecirc;t en prime, disons.</p>

<p>Ainsi que de (vrais) grands acteurs, j'ai nomm&eacute; Vincent Lindon et Sandrine Bonnaire. Qui y sont tout &agrave; fait cr&eacute;dibles et agr&eacute;ables.</p>

<p>C'est l'histoire d'un riche pr&eacute;sident d'une multinationale de t&eacute;l&eacute;communication qui tombe (tr&egrave;s) subitement amoureux d'une artiste de la c&eacute;ramique qui vient r&eacute;aliser une mosa&iuml;que au rez-de-chauss&eacute;e des bureaux de son entreprise. Mais qui, &eacute;chaud&eacute; par une relation/d&eacute;sillusion pr&eacute;c&eacute;dente, fera suivre l'artiste par un d&eacute;tective-priv&eacute; pour s'assurer de l'int&eacute;grit&eacute; de celle-ci.</p>

<p>C'est bien, c'est bien jou&eacute;, c'est agr&eacute;able. Un bon divertissement.</p>

<p>Moi, ce qui m'a le plus marqu&eacute;e au passage, c'est une jolie citation d'un des personnages du film, le &laquo;c&eacute;l&egrave;bre Professeur Della Ponte&raquo;, une pr&eacute;tendue sommit&eacute; en la mati&egrave;re (jou&eacute; par Venantino Venantini), qui citera &agrave; son tour son ami Francis Ford Coppola, en affirmant: &laquo;Toute cr&eacute;ation est une victoire sur la peur.&raquo; &laquo;Et on pourrait dire aussi la m&ecirc;me chose sur l'amour&raquo;, d'ajouter le dit Professeur.</p>

<p>Eh bien voil&agrave;, il ne m'en fallait pas plus pour capter mon attention, et mon int&eacute;r&ecirc;t.</p>

<p>R&eacute;al.: Pierre Jolivet, France, 2007.</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-vu/je-crois-que-je-laime.html</link>
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<category>De mes yeux vu</category>
<pubDate>Sun, 03 Feb 2008 22:32:51 -0500</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le plus important</title>
<description><![CDATA[<p>Une d&eacute;funte &eacute;crivaine qu&eacute;b&eacute;coise (d'origine Polonaise) a &eacute;crit la tr&egrave;s jolie chose suivante, qui t&eacute;moigne bien d'une bonne partie de ma propre raison d'&ecirc;tre en ce bas monde:</p>

<p>&laquo;Ce qui est le plus important dans la vie, c'est de donner &agrave; quelqu'un un peu de bonheur.&raquo;<br />
Alice Parizeau - Extrait du &laquo;Blizzard sur Qu&eacute;bec&raquo; (1987). </p>

<p>Et c'est ce qui fait toute la diff&eacute;rence, en bout de ligne, non? En tous cas, &ccedil;a l'est pour moi. </p>

<p>Et sans s'oublier soi-m&ecirc;me...</p>

<p>PS - C'est elle qui a aussi &eacute;crit (entre autres) la trilogie commen&ccedil;ant avec &laquo;Les Lilas fleurissent &agrave; Varsovie&raquo; (1981).</p>]]></description>
<link>http://www.demesyeuxvu.com/2008/de-mes-yeux-lu/le-plus-important.html</link>
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<category>De mes yeux lu</category>
<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 22:50:57 -0500</pubDate>
</item>


</channel>
</rss>
