
J’ai le cœur, à la fois…
Léger par l’admiration, l’évolution tout de même incroyable, les étapes, les constats, les rires, les petites danses improvisées, des habitudes qui reviennent doucement…
Lourd de tout ce qui n’est plus, que je n’arrive pas à accepter et à traverser complètement, car ma tête retourne toujours il y a deux ans, où tout allait si bien. Où déjà on appréciait vraiment le moment présent, la vie et tous ses défis, sans se douter de tout ce qui allait à nouveau être complètement chamboulé… mais de la plus terrible façon qui soit…
Léger par l’été, après un autre hiver plein de défis, confrontant. Léger par la chaleur qui enveloppe, qui apaise, qui me rassure. Par l’eau de la piscine qui me sauve chaque jour. Privilège.
Lourd pour tous les autres petits deuils à venir, les choses et les échanges qui ne seront plus jamais. Lourd par l’inquiétude que je sens toujours pas loin, latente.
Léger par la chance que j’ai, moi. Et dont je dois profiter, c’est presque une obligation. Mais pas facile en même temps… Un peu paralysant.
Lourd par la peur de ce qui pourrait ne plus être pour moi aussi, un jour.
Léger par la vie. Le vent sur mon visage, les couchers de soleil rosés. Un bon souper, mon chéri et mon chien-chien. Toute ma famille d’amour et mes amis d’amour aussi, la famille que j’ai si bien choisie. Énorme privilège qui me porte au quotidien.
Lourd par la cruauté de la science, et des AVC.
Léger par l’espoir, qui est essentiel. Et qui heureusement, ne meurt jamais…
Léger par la force de la résilience et de la détermination, lourd par le poids, parfois, de l’hypersensibilité.
Léger et lourd