Identite… ou criminalite

En lisant l’Actualité du mois d’août, je suis tombée (entre autres) sur un petit encadré relatant l’évolution des mentalités -et de la société canadienne- au sujet de l’homosexuallité.
Personnellement, j’ai l’impression de vivre dans une société et (encore plus) dans une ville (Montréal) très ouvertes à l’homosexualité. D’ailleurs, j’ai cette impression depuis longtemps. Depuis toujours, il me semble. Mais c’est probablement parce que plusieurs de mes amis proches font partie de ce groupe…
Et c’est certainement ce qui explique ma surprise quand j’ai lu que, jusqu’en 1969, au Canada (j’avais 2 ans, MY GOD!), l’homosexualité était interdite et même criminelle. Ça m’apparait tellement proche, 1969, et tellement incroyable comme état de fait. Surtout quand on sait que le mariage gai est maintenant légal. Apparemment, on a fait beaucoup de chemin dans les 3-4 dernières décennies. Tant mieux, mais quand même. Je n’avais pas réalisé tout ça. Pour moi, c’était de l’acquis. Depuis toujours.
Puis, en réfléchissant distraitement et en feuilletant toujours mon magazine, je suis arrivée sur un «spread» surréaliste avec carte du monde et liens détaillant la situation et la condition officielle (et actuelle) de l’homosexualité dans différents pays.
Je n’en revenais pas! L’homosexualité est encore interdite (et passible d’emprisonnement ou de peine de mort, sans parler de répression, violence, etc.) dans plusieurs pays d’Afrique, du Moyen-Orient, des Antilles. Au fond, on le sait, mais en même temps, c’est si loin de nous, à tous les niveaux, c’est comme impensable.
Finalement… je me suis dit qu’on doit pas être si pire que ça comme pays/société, quand on se compare à la Jamaïque, au Cameroun, au Kenya, à l’Arabie Saoudite.
Même si ça me semble un bien triste constat, finalement, surtout en 2006.

Mini soccer

Je viens d’assister à un enlevant match de soccer entre les «Gaulois» et les «Pokémon», deux jeunes équipes amateures qui s’affrontaient dans le coin de Lachenaie-by-the-beach.
Les favoris, les Gaulois (ben voyons…) comptent d’ailleurs quelques très bons joueurs dignes de mention, dont (tiré au plus pur des hasards – quelle chance!) mon beau petit neveu, Charles.
Charles, tout léger, qui court sans arrêt -et très vite-, comme porté par le vent. Et qui est constamment en train de rire (et même de rigoler), pendant cette longue course, comme s’il participait à une très drôle et très longue blague!
Ça doit être ça, aimer ce que l’on fait, ou alors le sport que l’on pratique, non? En tous cas, ça rend le match pas mal plus intéressant à regarder et à suivre.
J’aime beaucoup ce genre de rencontre, à mi-chemin entre le sport et la découverte commune de celui-ci. Pour voir évoluer et encourager mes petits chéris, bien sûr, mais aussi pour tous les délicieux moments qu’ils nous procurent.
Petit exemple: très difficile, à 5 ans (âge moyen, je dirais), de faire des passes et de tricoter ainsi, en équipe, jusqu’au but. Alors le jeune joueur qui attrape le ballon (souvent par pure chance) court, sort même du terrain, toujours en courant, sans s’arrêter, tourne et revient, jusqu’à le perdre, ou s’enfarger, ou compter un but.
Parlant de but, autre exemple assez cocasse: rien n’est plus difficile pour les joueurs que de se rappeler de quel côté il faut compter des buts. Alors il n’est pas rare, comme l’a si bien expliqué Charles après le match (l’air un peu incertain et faussement détaché): «Bon! J’ai quand même compté un but… mais de ce côté-là!» (en désignant, d’un vague geste de la main, son propre but). Et quel beau but, malgré tout, il faut l’avouer!

Ah les crocodiles

La scène se déroule à la piscine, en compagnie de ma copine de voisine (ou serait-ce ma voisine de copine???) et sa belle puce de presque-trois-ans.
Nous jouons gaiement -et avec enthousiasme- dans l’eau. La puce se trouvant sur un énorme crocodile en «styro-mousse» (pas sûre du nom).
On fait donc semblant de l’attaquer, elle rigole, puis elle fait mine d’attaquer à son tour le méchant crocodile, et je l’encourage en lui disant: «Allez, montre-lui ce que tu sais faire, dis-lui comment tu t’appelles!».
Et la belle coquine de lui lancer, du plus profond de ses petits poumons: «Je m’appelle Samuel-Ann!». Je ne sais pas pourquoi… ça m’a quand même un peu surprise, et nous a beaucoup fait rire.
Et elle a ensuite ajouté, le plus sérieusement du monde et en se rapprochant du dit crocodile: «Toi, tu t’appelles quoi???».
Belle coquine! Tellement joli! Encore un peu, et on l’aurait vu bouger, l’animal, et même lui répondre!

Proverbe

Lu dans une carte (de fête) reçue aujourd’hui:
«L’âge importe peu, à moins d’être un fromage.»
Elle est très bonne!
Ça m’a fait bien rire… surtout en tant que:
1) Grande amateure de fromage
2) Qui a maintenant 39 ans.

Coupe du Monde de soccer

Ou de foot, pour les Européens. En fait, à bien y penser, c’est eux qui ont raison, non??? Football, c’est vraiment ce que nous appelons le soccer (qui se joue avec les pieds). Anyway! Je parle de la Coupe qui s’est terminée hier, avec la victoire des Italiens. Après (on le sait tous!) un match normal, deux prolongations et les tirs au but. Je trouve ça tellement injuste de terminer un tel tournoi sur une séance de tirs au but, moi, non? Tellement pas à l’image du match, en plus, généralement.
Je n’ai pas vu tous les match (job oblige!), mais j’en ai vu quelques-uns. Et chaque fois, c’est excitant, c’est du beau sport, c’est vraiment intéressant.
Je me disais la semaine dernière que c’est un des rares sports qui demande autant d’effort (soutenu) et de forme physique pendant un match. Et où il n’y a pratiquement pas de «bataille», comme on dit. Mais il y a des frustrations, du mécontentement et des prises de becs… ou de tête, comme pour le malheureux Zidane, hier. Ciel! Que de tristesse! Et quelle fin en queue de poisson pour lui. Mais je m’arrête ici, tout a été dit. Et le pauvre Trezeguet, qui a raté son but, pauvre petit loup, quel fin ingrate, je vous dis!!! Je regardais les nouvelles à l’instant, et on voyait la rentrée somme toute glorieuse des Bleus dans leur pays. Et la cérémonie de Chirac en leur honneur. Et la foule, qui a applaudi leur équipe qui a vraiment bien joué, malgré l’ultime défaite. Et Trezeguet, qui a fondu en larmes, devant les applaudissements de la foule qui scandait son nom avec fierté. Et moi qui avait le «moton», trop heureuse de confirmer qu’un grand joueur ne se résume (quand même pas!) à un tir au but raté de justesse, non!?!
C’est également un des rares sports où les partisans le sont autant. My God! C’est fou! Dans mon coin, les jeunes s’habillent aux couleurs de leurs pays respectifs depuis le début du tournoi, portent des billes à ces couleurs dans leurs tresses (je le jure!), klaxonnent allègrement en faisant flotter leurs drapeaux, etc. Je me demande si c’est comme ça dans les autres pays??? J’ai de la difficulté à l’imaginer. Peut-être parce qu’on a pas une équipe à «nous», qui nous représente comme pays officiel? Sais pas…!
Et hier, hier, c’était l’apogée! J’ai eu de la difficulté à revenir chez moi, de l’Île des Soeurs. Je ne pensais pas habiter la petite Italie, mais j’avoue qu’aujourd’hui, j’ai des doutes!?! La rue Jean-Talon n’était que deux immenses files de voitures, à perte de vue, vers l’est comme vers l’ouest. Avec, à nouveau, les drapeaux, klaxons, enthousiastes partisans, c’était l’euphorie totale… jusqu’à passé minuit! C’est ce qu’on appelle de la joie, ça, non? (Je pense que oui!)
Moi, les Italiens, j’avoue avoir un faible un faible pour eux (surtout les hommes!), et leur pays, et leurs vins, et leur bouffe. Mais cette fois, ma tristesse et ma déception m’ont confirmé que j’avais vraiment «les Bleus» (les vrais, ceux de la France) tatoués sur le coeur. Et surtout mon beau Thierry Henri. Quel joueur! Et quel beau but lors du match où la France a éliminé le Brésil il y a une semaine.
Enfin… ainsi s’achève un beau tournoi rempli de surprises, de joies pour les uns, de déception pour les autres. Mais de beaux spectacles pour tous, je trouve. Et qui passe tellement vite. C’est fou!
On s’en reparle dans 4 ans?!?
Et je termine sur un petit clin d’oeil à Julie, ma copine de voyage en France il y a déjà quelques années. Et ses efforts pour me faire rire, à Rouen, si je ne m’abuse… je vois encore son bras en l’air et Jul qui le tourne en scandant «les Bleus, les Bleus»… merci Jul! Ça me fait encore rire, rien que d’y penser!