juin 2005 archive

Star Wars – Episode III: The revenge of the Sith

Hmmmm! Petite précision en commençant, mais qui est d’une extrême importance, je crois: je ne prétendrai pas, ici, être une adepte et encore moins une connaisseuse de cette série de films de science-fiction. Pas plus, du reste, que j’aurai la prétention d’apporter un éclairage nouveau. Je me contenterai donc de «chroniquer» ou de «billeter» sur le sujet!
Je viens de voir le dernier chapitre, la «finale» ou plutôt le milieu, mais qui, selon la logique du réalisateur, vient boucler la boucle et défie du même coup toutes les règles et usages de la chronologie. J’exagère un peu, mais ce genre de pratique demeure tout de même, pour moi, quelque peu obscur. Ou fait partie des choses que je comprends peu. Même si, de toute façon, il ne me serait pas d’un grand intérêt de chercher à comprendre non plus. Trève de préambule, je l’ai donc vu, au cinéma.
Parce que même si je ne suis pas une inconditionnelle, tout le travail, le déploiement, les effets utilisés dans ces méga-productions m’apparaissent du reste en valoir largement le coup. Pour le côté visuel et impressionnant, donc. Pour le grandiose que le visionnement -et la trame sonore- en salle procurent.
Star Wars (entendre toute la série) est vraiment une des seules du genre qui ait retenue mon attention et mon intérêt. Personnellement, je m’ennuie généralement dans ce genre de «trip» qui me semble plutôt adapté aux fantasmes masculins (ou tout droit tirés de ceux-ci?). Et/ou, c’est que je suis davantage une personne qui aime le «concret», qui est peu encline aux longues et confuses batailles (encore plus quand elles sont de nature spatiale et future) et qui relèvent de l’imaginaire d’inspiration fantastique. Voilà, c’est dit!
J’aime donc cette série parce qu’elle a une histoire, une vraie (en fait, plusieurs qui se croisent et se continuent) et des valeurs. Parce qu’elle est remplie de sentiments de toutes sortes, parce qu’elle est, malgré tout, empreinte d’une certaine humanité. De beaucoup d’humanité, en fait. En plus de l’humour, qui me semble par contre avoir perdu un peu de son charme (et de son importance) dans les trois derniers films (en réalité les trois premiers).
J’aime aussi les personnages (surtout les humains, je l’avoue… ainsi que C3PO, R2D2, sans oublier le plantureux et viril Chewbacca). J’ai, à l’inverse, un peu de misère avec les pseudos robot-avec-un-vrai-coeur-au-vif-sous-l’armure-et-qui-ressemble-à-une-sauterelle-nucléaire-à-la-voix-électronique (genre: le général Grievous, dans le clan des Sith). Je suis toujours mystifiée vis-à-vis de telles… choses. Ciel qu’il me serait impossible de même penser à commencer à imaginer ces créatures. Et surtout: pourquoi le ferais-je???
Mais le son, la musique, la trame dramatique et le rythme effréné me gagnent chaque fois. Bien sûr, cette fois-ci comme pour les autres, je déplore certaines longueurs (un gros 30-45 minutes, bien personnellement). Mais ça le fait quand même. Et j’aime beaucoup les (bons) comédien-nes qui font partie de la distribution. C’est du sérieux, qui apportent de solides prestations.
Petite confidence (et déception), en terminant: eh oui! j’avais malgré tout espéré qu’on nous introduirait (de quelque mystérieuse façon) le beau Ian Solo! Ben quoi??? Une femme a le droit de rêver! Je sais, je sais, côté casting cela eût été désastreux et fort peu crédible. Mais moi, je l’aimais et il me manque, ce voyou interstellaire! (ne feignez pas la surprise, j’ai avoué, dès les premiers billets, être quétaine et m’assumer comme telle!).
Réal.: George Lucas, É.U., 2005.

Chez Julie

Nous nous sommes retrouvés samedi, avec quelques amis, dans la cour arrière chez Julie, notre super copine.
Sous prétexte de partager une bonne bouffe commune et une soirée. Julie, c’est la rassembleuse! L’amie commune de chacun d’entre nous. La formule est simple: chacun apporte un plat et sa boisson et le reste nous vient tout naturellement… les conversations éclatées, animées, l’humour et la franche camaraderie. C’est toujours un plaisir! Nous avons d’ailleurs fait la découverte d’un bien bon cheddar de chèvre (de chez Hamel) et j’ai fait goûter à Jul le délicieux Munchego. Arrosé d’un petit rosé Portugais que je viens de découvrir, mais dont j’oublie le nom… Hmmm-Hmmmmmmm! Petit mention pour le délirant gâteau au chocolat-croquant de Olivier, à qui nous avons vraiment fait honneur!
Bien sûr, samedi, c’était aussi une soirée très spéciale. En théorie nous devions célébrer l’anniversaire récent de Julie mais en pratique, The «Energy Club» était réuni avec elle autour de son amoureux, qui vit des moments très difficiles présentement.
Je n’ai pu m’empêcher de penser à quel point j’apprécie la facilité, la spontanéité et la simplicité de nos échanges, que nous retrouvons chaque fois que nous sommes ensemble. La sincérité, aussi. Qu’est-ce qu’on peut rigoler de très bon coeur -et pour vraiment pas grand chose! Et le grand respect qui existe entre nous.
Parce que c’est beaucoup ça, pour moi, la vie. Des amis, des vrais, avec qui on peut délirer mais sur qui on sait que l’on peut aussi vraiment compter. C’est tellement précieux.
La soirée a passé si vite. Jul et son amoureux avaient l’air contents. Nous l’étions tous, en fait. Le coeur léger, l’espace d’une soirée. J’ai simplement eu envie de leur faire un petit témoignage, leur envoyer toute la force et le courage du monde et surtout, leur redire à quel point je les aime. Leur réitérer mon aide et mon soutien, qui leur sont acquis -et inconditionnels. On a les amis que l’on mérite, non?
À très bientôt!

Bowling

Hmmm! Pour ce qui est de la gêne (ou du respect humain, dirait ma maman chérie!?!), effectivement, quand elle est passée je me trouvais certainement à très bonne distance! Ce qui fait que je suis, maintenant, très à l’aise d’avouer que j’aime (et même j’ADOOOOOOORE) jouer au bowling! Et qu’est-ce que j’aime encore plus qu’une soirée de bowling, à votre avis? Une soirée de «moonlight-rétro-bowling» entre amis, -aux grosses boules, bien sûr-!
Bon! Entendons-nous: il ne s’agit vraiment pas d’étaler mes talents naturels pour la dite activité puisque je n’en possède… aucun! (mais alors pas du tout et, au besoin, je vous donne des références qui abonderont dans le même sens, tout sourire et même tout fou rire!). Donc ce n’est pas dans un but inavoué de m’auto-lancer des fleurs de façon faussement humble.
Non seulement je ne suis absolument pas douée pour cette activité mais, de plus, je suis d’une inconstance aussi surprenante que désolante/amusante (pour moi!) et réjouissante (pour les autres – surtout ceux qui sont très compétitifs!).
Mais qu’est-ce que j’aime, moi, m’élancer, chaussures de circonstance aux pieds et lancer ma petite boule de 10 livres avec un joyeux et défoulant mélange d’énergie et d’euphorie. C’est fan-tas-tique! C’est libérateur! Ça fait du bien. C’est plaisant! Vous comprenez???
Bien sûr, étant humaine et donc, à l’occasion, orgueilleuse, je ne me choque nullement lorsque mon inconstance se transforme subitement en un inespéré abat. Que non! C’est alors un rare moment de joie que je savoure à sa pleine et immense mesure, surtout que je sais qu’il sera de très courte durée…
Le «moonlight-rétro-bowling», donc, pour ceux qui ne connaissent pas!, c’est encore mieux parce que la lumière est quasi-fermée, les allées teintées de petites ampoules clignotantes et colorées, avec «blacklights» et musique (disco/années 70 à 90) qui résonne à tout vent. C’est encore plus emballant, stimulant, électrisant (si cela est possible).
Et je ne me tanne pas, en fait je ne me tanne jamais de regarder et même d’admirer les motions et les styles (de ceux qui en ont, finalement!), dont surtout celui de mon frérot (celui qui gagne généralement, peu importe l’activité à tendance sportive à laquelle il daigne s’adonner, le salaud!) ou même celui de sa conjointe. Il a tellement l’allure qui va avec le participant, la jambe qui se plie et l’autre qui s’étend horizontalement et simultanément derrière la première, une fois le lancé exécuté avec puissance et contrôle. Wow-we! Et elle, en jeune femme calme et pondérée qu’elle est, c’est sa souplesse, sa douceur et son élégance qui sont fascinantes, lorsqu’elle s’élance. Ciel! Et c’est qu’elle est douée, elle aussi! Ce que je donnerais, moi… Oh et puis non! Je suis davantage du style spontané/exalté, et c’est très bien comme ça, car c’est MOI.
Il y en a d’autres, de places intéressantes pour pratiquer cette activité totalement quétaine mais ô combien stimulante et agréable. Pour cette fois, je vous donne la référence de celle qui nous a accueillis hier soir, avec un petit groupe d’anciens collègues de travail qu’il fit si bon retrouver, l’instant d’une soirée… Et que je salue en passant.
Centre de quilles Laurentien, 4400 Jean-Talon est, Montréal, entre Pie-Ix et Viau.
P.S. Il y a par contre deux petits côtés -complémentaires- qui sont reliés à cette pratique et qui m’horripilent au plus haut point: le manque d’hygiène des chaussures (maintes fois portées par tout-un-chacun-d’obscur-étranger) et les millions de bactéries, germes et autres écoeuranteries qu’ils ont laissés et qui se retrouvent généralement dans les trous des boules (et un peu partout, finalement) de ces places d’amusement publiques. Je le sais de source sûre, car j’ai vu un reportge (des plus effrayants) là-dessus il y a quelques années… que j’essaie systématiquement d’oublier, chaque fois que j’y remet les pieds, finalement!

Madagascar

Autre bon exemple de «grandes attentes = souvent déception»! Mais je pense que même sans avoir eu de si grande attentes, j’aurais été déçue. Voyez-vous, l’histoire est très mince. Le récit quelque peu décousu. Donc pas de réel intérêt qui nait chez le spectateur et grandit en même temps que le film avance.
Mais les images sont très belles et très bien faites. Belles couleurs, beaux personnages et décors, textures incroyables. C’est toujours ce qui me fascine, moi, dans ce genre de film. Quand on voit le vent qui passe dans la fourrure d’un des animaux, par exemple.
C’est toujours agréable et intéressant quand même et ça reste un bon divertissement. La trame sonore et musicale est bonne. Beaucoup de rythme – et d’action. Mais (désolée!), sans plus dans ce cas-ci!
Le langage trop français nous fait certainement perdre pas mal de jeux de mots et d’humour, mais on comprend le sens. C’est moi ou Anthony Kavanagh (le comédien Français, je veux dire!) fait la voix de Marty, le zèbre???
Les enfants, quant à eux, m’ont simplement dit: «C’était pas long, hein?», appuyé d’un grand sourire chacun. Ce qui signifie, dans notre langage, qu’ils ont plutôt aimé. C’est ce qui compte, me suis-je dit intérieurement, ravie de leur avoir fait plaisir!
DreamWorks Animation, É.U., 2005.

C.R.A.Z.Y.

Une très belle fresque musicale et familiale du Québec des années 60-80.
Un film doux, tendre, parfois tragique et tellement attachant. L’humour est omniprésent et traité de façon réaliste et intelligente. Même chose pour la trame dramatique. Dans les deux cas, le traitement est sobre et bien fait, de sorte qu’on y croit et qu’on embarque dans l’histoire.
C’est l’histoire de Zac (de l’enfance à l’âge adulte), au sein d’une famille « tricotée serrée » de cinq enfants (tous des garçons). Son apprentissage de la vie et sa découverte et acceptation de lui-même (et de l’homosexualité). Et à travers tout ça, les liens très particuliers qu’ils a avec ses frères mais surtout ses parents: son père/idole, sa mère/ange-gardien.
La trame musicale, bien représentative de cette période, appuie de façon très appropriée -et même puissante- les événements (Rolling Stones, Bowie, etc.). Comme un catalyseur d’émotions. J’ai trouvé très rafraîchissant et émouvant l’amour du père pour l’oeuvre de Charles Aznavour (que je partage, soit dit en passant!). C’est d’ailleurs matière à « running gag », à un moment, ce qui ajoute au plaisir de la chose! La reconstitution (costumes, décor, contexte) est très bien réussie. On s’y méprend!
À mon avis, ce qui est le plus touchant dans ce film est l’amour et la tendresse, qui sont presque palpables: ceux que l’on ressent entre les parents, ceux qu’ils ont pour leurs enfants et réciproquement et ce, envers et malgré tout. Ces liens du sang qui sont parfois plus forts que la simple raison, qui vont au-delà de la compréhension et même, parfois, de l’acceptation. Ou en tous cas qui peuvent exister même sans cette dernière (et heureusement).
Le casting est extraordinaire. Chaque comédien cadre parfaitement avec son personnage. Michel Côté (le père), Danielle Proulx (la mère), Marc-André Grondin (Zac) sont extraordinaires. Avec une mention spéciale pour le comédien qui joue le tout jeune Zac (le fils du réalisateur). Un grand petit comédien, déjà!
Un récit très humain. Sur les valeurs fondamentales, celles de la société et leur évolution à travers les individus et les âges. Plein de sincérité et de vérité. Vraiment -et très simplement- touchant.
Réal.: Jean-Marc Vallée, Québec, 2005.

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