novembre 2009 archive

Marc Labreche

Quel fascinant comédien. Aux mille talents. À l’incroyable folie, débridée et infinie. Heureusement. Car même si je n’aime pas TOUT ce qu’il fait, tout me semble quand même digne d’intérêt et presque tout me surprend.
Le genre de personne qui, heureusement, existe, car il serait plus qu’impossible de l’inventer. Et la télévision québécoise serait à l’occasion pas mal plus terne.
J’en ai parlé dans un billet déjà, pour la série le « Cœur a ses raisons ».
Je ne ferai pas le tour de la longue liste de tout ce qu’il a déjà fait, mais, installée devant ma télé en écrivant distraitement, ce billet s’est imposé de lui-même. Car ce très talentueux comédien, ou plutôt imitateur, m’a fait éclater de rire pour la 2e fois, en 2 semaines.
C’est dans « 3600 secondes d’extase » (série que je trouve un peu inégale) qu’il vient de faire, en direct mesdames et messieurs, une délicieuse et délirante imitation de Kevin Parent, en compagnie et avec la complicité de celui-ci.
La semaine dernière, j’avais attrapé l’exquise imitation qu’il a faite de Christiane Charette. Jamais je n’ai vu aussi bonne et aussi complète imitation de cette animatrice. C’était hilarant, complètement ‘flyé’, impressionnant, même. Ses mimiques, ses intonations, ses commentaires, même physiquement, il en venait à lui ressembler. Si vous l’avez manquée, allez sur youtube, ça vaut vraiment la peine : http://www.youtube.com/watch v=_Au70UQj42E&feature=PlayList&p=1661EC2B2B1C0D6C&playnext=1&playnext_from=PL&index=16
Je reviendrai la prochaine fois avec l’autre billet, celui que j’étais en train d’écrire mais que Marc Labrèche m’a littéralement volé. Et je l’en remercie.
Bonne nuit.

J’ai tue ma mere

Il a fait couler beaucoup d’encre, fait rouler beaucoup de souris, fait parler beaucoup de gens depuis ses 3 prix remportés à Cannes au printemps.
Et pour cause, puis-je ajouter maintenant.
C’est définitivement ce que l’on peut appeler avoir du talent. Beaucoup de talent et d’imagination.
Je me rallie: Xavier Dolan est déjà, malgré son tout jeune âge (à peine 20 ans), un bon cinéaste, et un très bon comédien.
C’est drôle, en fouillant un peu, j’ai retrouvé son « jeune » parcours et surtout, ses débuts: le petit garçon qui jouait dans les pubs de Jean-Coutu réalisées par André Melançon en 1997, aux côtés de Geneviève Lallier-Matteau (qui faisait sa grande soeur). Et qui était déjà prometteur.
On peut aimer ou non ses sujets de prédilection (relation difficile et très lourde avec sa maman, l’homosexualité) mais on ne peut nier son talent.
C’est un film réalisé très simplement, avec de très petits moyens. Rien de nouveau ou de révolutionnaire dans le traitement ou les effets, mais rempli d’imagination et, je l’ai dit, de talent.
Malgré la lourdeur des sujets, la caméra est simple et vivante, en mouvement. Les plans sont intéressants. Par exemple: ceux où chaque personnage est cadré seul à gauche et son « vis-à-vis » dans la scène en question seul à droite dans le plan suivant, pour mettre en image l’opposition que le dialogue créé, au lieu de les rapprocher. Il y a également la narration qui est efficace, faite de plans de Dolan en noir et blanc.
Les comédien-ne-s sont également formidables. Que dire de Anne Dorval, qui nous livre une scène d’anthologie, au téléphone avec le Directeur du pensionnat. Et Suzanne Clément, Patricia Tulasne, François Arnaud, qui sont tous très vrais, très crédibles.
Au final, ça se la joue un peu, c’est vrai. C’est plein de partis pris, au service des thèmes exploités, mais c’est également très percutant. L’humour -ou plutôt le sarcasme et le cynisme à outrance- est très efficace pour faire passer le tout, et semble avoir joué un grand rôle dans la vie et la vraie histoire du réalisateur.
Réal.: Xavier Dolan, Canada, 2009.

Explorer – 2

Une 2e citation tirée du petit bouquin offert par ma sœur.
Et qui d’ailleurs m’y ramène directement.
C’est de Maurice Chevalier, c’est très joli, et ça va comme suit : ‘I never eat when I can dine.’
Désolée, le petit livre est en anglais, même si l’auteur était français! J’imagine qu’on peut le traduire du genre « Je ne mange jamais lorsque je peux dîner/savourer ».
Et c’est pourquoi ça me ramène à elle, puisque c’est encore plus vrai en sa compagnie. Tout comme samedi dernier : chaque souper se transforme en festin, chaque soirée, en plaisir et en fête.
Merci… ;-)