août 2008 archive

Juno

Pour en avoir entendu tellement parlé, franchement, j’ai pensé être royalement déçue ou au mieux, rester indifférente.
Mais tout au contraire, quelle belle découverte, quel rafraîchissant film et surtout, surtout, quel incroyable casting et savoureux dialogues.
Partant d’un sujet encore tabou il n’y a pas si longtemps (adolescente de 16 ans à peine qui tombe enceinte), mais traité de façon déconcertante de simplicité et de véracité, je dirais. Dans le sens de justesse du propos et du jeu, et non de vérité/morale puisqu’il n’y en a pas, heureusement d’ailleurs.
J’ai vu ce film ce printemps avec ma copine Jani, et nous avions toutes deux beaucoup apprécié. Je l’ai revu la semaine dernière en vacances à la plage, et même si la fatigue l’a emporté (ben quoi! les vacances c’est fait pour ça, non!?!), j’étais contente de le revoir et le charme opérait toujours.
Les comédiens sont vraiment bons. D’une sensibilité et d’une crédibilité rares. Chacun vivant cette histoire, et les répercussions qu’elle a sur eux, à leur propre façon puis les uns avec les autres, mais sans se raconter d’histoire ni s’en faire croire. Pas d’invraisemblance ni de situations forcée, ça coule et on y croit, on est touché et on rigole aussi. Parfois tout à la fois, parfois tour à tour.
Ellen Page est vraiment incroyable dans le rôle-titre, bien appuyée de son compère, joué par Michael Cera (que je ne me souvenais pas avoir vu auparavant). Même Jennifer Garner, que trouve habituellement plutôt ordinaire, y est bonne.
Deux mentions spéciales également pour la belle-mère et le papa de Juno, joués par les excellents Allison Janney et J.K. Simmons. Quel duo et surtout, quel couple invraisemblable mais tellement plausible et complémentaire ils réussissent à former.
Le film a reçu cette année le Oscar très mérité de «Best Writing, Screenplay Written Directly for the Screen», tel qu’écrit par Diablo Cody.
Réal.: Jason Reitman, Canada, 2007.
PS – Mention spéciale #2 pour le générique, qui est inventif, beau, interactif…