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Rufus Wainwright

Quel immense talent a ce très intense auteur-compositeur-interprète-musicien et personnage! Impressionant, à tout le moins! Je l’ai découvert l’an dernier à Christiane Charette, un peu par hasard. C’est là aussi que j’ai réalisé que je le connaissais déjà, en fait! (je l’avais déjà entendu, mais sans trop accrocher). Et c’est «Want One» qui me l’a révélé, dans toute sa splendeur, sa folie, sa profondeur, sa mélancolie aussi (pas étonnant, dans ce dernier cas, puisque le cd est -de son propre aveu- le témoin ou le résultat de son changement radical de vie, après cure de désintoxication et tout).
Quel GRAND album! MA-GNI-FI-QUE! J’aime l’ensemble du cd, mais j’avoue un attachement plus spécial pour «Beautiful Child» (vraiment ma préférée), et aussi pour «Natasha», «Vibrate», «Harvester of Hearts», «14th street», «Oh what a world». La musique est tellement chargée d’émotions… difficile sinon impossible de rester indifférent-e. Mais on peut ne pas aimer le genre (ce que j’ai peine à imaginer, quand même!). Quand j’écoute cet album, «je pars» littéralement, je plonge toute entière dans son univers. C’est vraiment spécial comme sentiment. Enveloppant.
Après avoir craqué pour «Want One», je suis revenue à ses cds précédents («Poses» et «Rufus Wainwright»), le redécouvrant sous un tout nouveau jour. Je les ai bien aimés, de façon rétroactive en quelque sorte! Avec quelques pièces que je retiens plus particulièrement, comme «Greek Song», «Cigarettes and Chocolate Milk», «Poses», «Across the Universe», «Foolish love», «Matinee Idol». Ainsi que quelques chansons très spéciales (des reprises) qu’il a faites et qui me bouleversent littéralement à chaque fois: «Complainte de la Butte» et «Alleluia». Que d’intensité, ciel!, que d’émotions…
Même si j’avais manqué son show (avec grand regret) à l’automne 2003, je me suis reprise au printemps 2004. Ça en valait largement l’attente! Un formidable show (encore un gros merci à Viet – et quel beau souvenir avec Val!). Il était toujours aussi intense, entouré de bons musiciens, avec une mise en scène éclatée mais soignée à la fois. Je le trouve très attachant et émouvant, tant sur album que sur scène. Et (re-joie!), sa mère, sa tante (les sœurs Kate et Anna McGarrigle) et sa petite sœur sont venues lui prêter talent, voix et mains fortes pour quelques pièces. De très beaux moments, qu’il a enregistrés «live» devant et avec nous.
Toute cette intensité et surtout cette mélancolie peuvent par contre devenir un peu lourdes, parfois. Alors on laisse passer un peu de temps, pour mieux y revenir par la suite… avec une joie toute renouvelée!
J’ai très hâte au petit congé de Noël, afin de me procurer et de m’imprégner de «Want two», le deuxième de la série qui vient de sortir ici. Ça promet! Je vous en reparle assurément.
«Want One», 2003 – «Poses», 2002 ou 2001 (plus sûre!) et «Rufus Wainwright», 1998, les 3 sur Étiquette Dreamworks.

Jesse Cook

Un guitariste espagnol (un vrai, celui-là!) que j’ai découvert grâce à mon frérot (merci!). C’est vraiment une belle découverte pour moi et un très bon guitariste. Sa musique est tellement sensuelle, rythmée, coulante et nous transporte en même temps. Instrumental, sauf quelques exceptions, comme la rencontre magique avec Danny Wilde (The Rembrandts) pour la chanson «Fall at your feet» de l’album «Free Fall». Et l’autre chanson (cachée) qui s’y trouve: «Mario takes a walk». Très bonne aussi. Mon préféré, d’ailleurs, comme album.
Je dis ça mais en même temps je pense aux trois autres que je connais et finalement, je les aime tous. Beaucoup. «Tempest», «Gravity» et «Vertigo». Mais avec une TITE préférence pour Free Fall, bon. JC a vraiment de très bon musiciens avec lui, de très beaux arrangements à saveurs espagnole (bien sûr), flamenco, mais aussi brésilienne et même arménienne. En même temps, comme je m’y connais très peu dans le langage officiel musical, il s’agit de mon interprétation de ce que j’entends et non de la version officielle, probablement! Je préfère le préciser… sait-on jamais!
Et j’ai bien hâte d’entendre le dernier, «Montreal», enregistré «live» l’été dernier lors de son passage (que j’ai manqué -pouet-pouet-pouet!) au Festival international de jazz.
Tempest 1995 (production indépendante), Gravity 1996, Vertigo 1998, Free Fall 2000 sur étiquette Virgin (Musiques du monde).

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