Un air de famille

J’ai eu le grand plaisir de revoir ce film lors de mon périple en Gaspésie, en compagnie de ma copine Nathalie, de surcroît. Je le dis et je le répète: un petit bonheur arrive rarement seul!
Un film comme je les aime tant. Selon un scénario d’un de mes duo préféré, j’ai nommé Jaoui-Bacri (en collaboration avec le réalisateur). Ils sont également de la distribution, bien sûr, ce qui n’enlève rien à l’affaire, bien au contraire. J’ai rarement connu de scénaristes aussi brillants, et de comédiens aussi talentueux en même temps.
Une histoire toute simple, donc: une famille, les Menard, qui se réunit tous les vendredis au café d’un des fils (Bacri), puis vont manger ensemble. Ce vendredi, c’est en plus la célébration de la fête de Yolande (délicieuse Catherine Frot), l’épouse et la belle-soeur de service. Jean-Pierre Darroussin est aussi efficace qu’effacé en serveur du café et ami non-officiel de Jaoui. Chacun a ses inquiétudes, ses petits et grands problèmes, qui viendront teinter tout autrement les festivités et la soirée. Beaucoup de discussions, d’argumentations, de jugements et de remises en question. Et quelques petites évolutions et constats, tranquilles mais touchants, à travers tout ça.
Comme toujours, c’est filmé très simplement. Des dialogues mordants, intelligents, dérangeants, savoureux. Ce duo a, depuis toujours, cette manière incroyable de nous montrer les gens et les relations, les travers de ceux-ci. Mais de façon tout aussi simple que percutante. L’humour est grinçant et omniprésent. Mention spéciale pour la scène où Yolande développe ses cadeaux, quelques verres et quelques heures plus tard dans la soirée. Un grand moment!
Même si le film date de plusieurs années déjà, il est toujours aussi intéressant et d’actualité. En théorie, une soirée dans la vie d’une famille, mais qui nous permet de comprendre presque toute leur histoire et leurs enjeux. À découvrir ou revoir!
Réal.: Cédric Klapish, 1996, France.

1 commentaire à propos de Un air de famille

  1. Julie L
    14 avril 2005 à 09:03

    Nathalie, Nathalie, Nathalie….ben l