Where the truth lies

Le dernier film de ce réalisateur que j’affectionne particulièrement.
Cette fois-ci, par contre, j’ai été un peu déçue. Pour la première fois, en fait, si ma mémoire est bonne.
Je n’y ai pas retrouvé sa touche habituelle ou sa signature, disons. Empreinte d’une certaine singularité, d’un certain trouble, d’une intensité palpable et dérangeante. Cette fois-ci, l’ensemble est plus convenu, plus traditionnel. Pas le même mélange de malaise, d’ambiguïté et de mystère diffus auquel il nous a habitué.
L’histoire d’un tandem de comédiens qui ont connu leurs heures de gloire aux États-Unis dans les années 1950 et qui font l’objet d’un projet de biographie mené par une jeune journaliste et admiratrice de longue date. La jeune femme s’intéresse particulièrement à un meurtre non résolu qui a eu lieu dans la suite d’hotel des comédiens.
Un scénario intéressant, mais avec certaines longueurs. Le rythme n’est pas constant et certains passages ou événements m’ont fait décrocher un peu. Pas autant de finesse dans le traitement ou le montage. La période est bien reconstituée.
Les comédiens sont bons, mais sans plus. Ils rendent bien leurs personnages, sont crédibles mais on a l’impression qu’ils sont restés en surface dans leur jeu. Avec Kevin Bacon, Colin Firth (le duo de comédiens) et Alison Lohman (la journaliste).
Réal.: Atom Egoyan, Canda, 2005.

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