The Sisters

Un petit film qui m’intriguait, et que j’ai loué récemment. Il m’intriguait car je n’en avais pas vraiment entendu parler, malgré les bons acteurs et actrices qui y figurent et le fait qu’il soit parmi les nouveautés. Mais la facture, le générique, je ne sais pas, il y avait un petit quelque chose, une simplicité dans la réalisation peut-être?, qui me disait que c’était probablement ce qu’on appelle «un film tourné pour la télévision». En même temps, je ne sais pas trop pourquoi je dis ça, parce que je n’ai jamais vraiment su ce que ça voulait dire, au fond!?! Est-ce un film «un peu moins bon», parce qu’il joue seulement au petit écran? Est-ce le format, qui est différent (durée, façon d’être monté)? Autre??? Mais bon… c’est une autre histoire, je m’égare!
Le film est basé sur l’œuvre de Chekov (Les 3 sœurs). Même si j’ai vu la pièce (il y a plusieurs années), bizarrement, j’avais oublié tout le niveau de tragédie, de complexité, de «prenage de tête» qui m’attendait!
Dès les premières minutes, ce quasi huis clos de discussion, analyse psychologique, drame, ressentiment et interminables argumentations m’est revenu… Bon, j’exagère un peu! Ce n’était pas si pire, vraiment! En fait, j’ai plutôt aimé, mais il faut tout de même être de bonne humeur et avoir l’esprit disposé à cela, disons.
Les comédiens et comédiennes sont tous sont bons et crédibles (Chris O’Donnell, Elizabeth Banks, Maria Bello, Erika Christensen, Steven Culp, Tony Goldwyn, Mary Stuart Masterson, Eric McCormack).
C’est l’histoire de trois soeurs, qui ont apparemment vécu une enfance trouble après la mort de leur père, un illustre académicien, la relation particulière qui les unit et celles, toutes aussi particulières, qu’elles ont respectivement avec les autres/leurs amoureux. Des relations complexes, difficiles, et très intenses.
Il y a vraiment une citation en particulier qui m’a marquée (je tiens à préciser que, sur le nombre total de phrases entendues/proférées, ce n’est pas rien!). Et qui m’est restée en tête longtemps après. Par sa lucidité, sa profondeur, sa difficile véracité. Ça se passe vers la fin, lorsque la soeur cadette (jeune femme dans le début vingtaine) résume ainsi sa jeune (mais plutôt mature) philosophie de la vie: « (…) But If we get too far from what we’ve planned four ourselves -in life-, if concessions and compromise become our life… we disappear, with our aspirations ».
Intéressant… ou troublant, peut-être? En tous cas, ça résume assez bien l’histoire (ou les histoires).
Réal.: Arthur Allan Seildman, É.U., 2005.

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