Auteur/autrice : brigitte

L’Amour

Mes yeux sont tombés aujourd’hui, par le plus grand des hasards, sur la citation suivante:
« There is no love sincerer than the love of food. »
George Bernard Shaw (écrivain irlandais)
MY GOD!
Je suis obligée de confirmer, par expérience personnelle comme par celle de la vie -et des autres-, que cette réflexion est on ne peut plus vraie!
Ce qui est fort bien, en bonne épicurienne que je suis, car il s’agit là de plaisirs tout simples, parfois, mais ô combien formidables, et qui ne nous déçoivent jamais… ou que très rarement (et pour des raisons complètement incontrôlables, du reste, lorsque c’est le cas!).
Ce qui est un peu triste quand même, par ailleurs, car on parle bien de victuailles, de choses, et que bien sûr tout cet amour ou cette passion demeure bien linéaire, disons, même s’il fait appel à plusieurs de nos sens. Et qu’on a envie d’aspirer à un peu plus, non?!?
Mais on reconnait bien là cet auteur, au pessimisme si empreint d’humour (et de vérité, dois-je ajouter).

Sky is sans limite

Y a-t-il quelque chose de plus porteur, de plus époustouflant, de plus beau qu’un ciel d’été, loin loin de la ville comme le chantait l’autre, et rempli (à craquer) d’étoiles?!?
Moi je dis que non…
Et je me le prouve régulièrement… comme ce week-end.
Où on se retrouve en pleine et formidable campagne, Baie St-Paul, plus exactement cette fois, pour un extraordinaire séjour en gang et en nature.
Et où, bien substanté -en solide comme en liquide-, on se retrouve à l’extérieur pour reprendre un peu son souffle, s’aérer l’esprit comme le corps, et on est frappé par le majestueux spectacle céleste.
Incroyable le nombre d’étoiles qu’on peut y apercevoir… comme autant de promesses, de possibilités, d’infini. Moi, ça me fait rêver. Tellement!
Je ne m’en lasse jamais. De regarder ainsi tous ces petits astres (vus d’ici je veux dire), ces poussières de ciel, ces phénomènes si lointains et si proches en même temps, on dirait.
Toujours le même mot qui me revient, dont la limite et la platitude sont inversement proportionnels au sujet: Woooooooooooow!
Mais c’est quand même ce que j’ai trouvé de plus approprié pour décrire le sentiment que ce spectacle m’inspire!

L’important

Charles, le plus jeune de mes neveux (6 ans), joue au soccer cet été pour la 2e année consécutive. Il est classé « U6 », comme on dit dans le jargon.
J’ai assisté au tout premier match où, en feu, il compta lui-même (et sans aide) deux des 6 buts de son équipe, les Étourneaux (« Mon équipe, c’est des oiseaux! », m’a-t-il expliqué). Fait non négligeable à noter : les Étourneaux avaient alors remporté la partie 5 à 1, mais compté TOUS les six buts, de part et d’autre! Un classique qui me fait tellement rire, chaque fois.
Depuis, Charles s’est avéré et confirmé le « meilleur de son équipe ». Il court beaucoup, beaucoup… et vite. Et comme l’an dernier, il rit aussi beaucoup. De plaisir et d’enthousiasme, ce qui est vraiment super (et rare, j’ajoute!) pour un petit joueur de cet âge. Alors que plusieurs des autres joueurs ne sont ni doués, ni même très intéressés/motivés par ce sport, du reste.
Et comme ils sont encore très jeunes, ils n’ont pas de gardien de but attitré à chaque match. Chacun y va de son tour dans les filets.
Hier, c’était au tour de Charles de monter la garde pendant une partie du match. Il s’est lui-même porté volontaire d’ailleurs, à la déception générale puisqu’il demeure le joueur le plus « actif » et porteur d’espoir, disons! Malheureusement, ce fut une dure partie. Que les Étourneaux ont perdue 8 à 1.
Après le match, les troupes avaient le moral bien bas, étaient un peu découragées. Sauf Charles, éternel optimiste, même devant l’adversité. Sophie (ma belle-sœur) pense qu’il ne réalisait pas trop en fait l’ampleur de la défaite mais peu importe, nullement découragé, le joueur!
L’entraîneur y est donc allé de son « pep talk » de circonstances pour les remonter un peu, et leur a demandé si le plus important s’était produit, à savoir : s’ils avaient eu du « fun » quand même!?!
Plusieurs joueurs ont répondu d’un non piteux, tête basse, mais c’est Charles qui a tenu à donner LA réponse, venant appuyer et même renforcer cette question sur l’essentiel même de jouer (au soccer) :
« C’est moi qui veut le dire! L’important, c’est DE NE PAS gagner! », a-t-il conclu tout sourire –et satisfait- d’avoir lui aussi contribué au moral des troupes… et suscité un fou rire général des parents présents!
Tu as raison, mon beau Charles: l’important, ce n’est certainement pas de gagner, c’est de s’amuser et d’en profiter un maximum, comme tu le fais si bien…

Des joints et des femmes

Hmmmmmmmmmmmmmmm.
Les joies du « propriétariat » sont sans fin… le saviez-vous!?!
J’ironise, bien évidemment, mais il y a quand même plusieurs bons côtés et même joies dans le fait d’acquérir une propriété et d’y investir son temps pour l’améliorer, augmenter sa valeur et y résider dans le bonheur et l’agrément.
Et il y a donc aussi tout le merveilleux monde des choses à réparer, changer, remplacer, que sais-je encore!?!
Et dans cette belle grande catégorie, alors là, c’est littéralement sans fin.
Les choses que l’on connait, dont on a (vaguement) -ou pas- entendu parler, comme le toit, les balcons, l’électricité, la plomberie, les planchers, les portes et fenêtres, et toutes les autres rénos d’ordre plus esthétique, disons.
Nous (entendre ma copropriétaire et moi-même) sommes donc entrées tout récemment dans la seconde catégorie (que nous souhaitons d’ailleurs aussi petite que possible), soit celle des belles et grandes choses qu’on ne connaissaient donc pas et dont on n’avait JAMAIS entendu parler.
Exemple : les joints.
Pas ceux que l’on fume, et qui sont censés nous procurer détente et plaisir, aussi éphémères qu’artificiels.
Non, les vrais joints, ceux qui lient les murs de brique de notre chère maison, et qui ont apparemment, eux aussi, une durée de vie limitée dans le temps. Ben voyons!?! Y a pas d’raison qu’il en soit autrement!
Quelle catégorie plate, quand même!
Parce que c’est du reste assez difficile à juger (du moins pour deux inexpérimentées de bonne volonté comme nous!) et plutôt onéreux, malheureusement. MY GOD! Pour un seul mur, on peut aller dans les 5 chiffres (avant la virgule, je précise).
M’enfin… Même si ce n’est ni sexy ni plaisant, même si on ne risque pas trop de s’en rendre compte d’un point de vue esthétique (en plus), on peut au moins se consoler en se disant que c’est supposé être un investissement à long terme, et nous éviter d’importants dégâts (infiltration d’eau, dommages au mur, etc).
J’ai presque envie de me renseigner sur les autres choses du genre faisant potentiellement partie de cette 2e catégorie… mais non, finalement, en y repensant, une chose à la fois et surtout : nul besoin d’en trouver d’autre, ni de courir après le trouble, comme on dit!

Le jardin botanique

Chaque fois que je retourne m’y promener, comme le week-end dernier, je me surprends(encore et toujours) à me passer la même réflexion, à savoir «pourquoi est-ce que je ne le fais pas plus souvent?».
Parce qu’à chaque fois aussi, je retrouve du coup ce même enivrant sentiment de simili-évasion urbaine, ce plaisir des yeux et celui de tous les autres sens en même temps, ce bien-être de se retrouver tout simplement dehors, dans ce si joli décor et de l’apprécier pleinement.
Que ce soit du côté du parc Maisonneuve ou des différents jardins thématique (Chinois, Japonais, les étangs, des Premières-Nations. etc.), c’est fort agréable de se balader tranquillement. Il y a toute la place voulue pour le faire à loisir – et à profusion.
En plus, je l’avais oublié, passé 18h00 le week-end côté jardins, l’accès est gratuit.
Et même si on peut y passer tout l’après-midi et y pique-niquer, moi, j’avoue ma préférence pour ce moment de la journée, le fameux «entre chien et loup», et sa magnifique lumière. Généralement accompagnée d’une bienfaisante et soudaine accalmie, et même d’un état de grâce, à l’occasion.
Sans compter les surprenantes découvertes qu’on y fait, à la simple lecture des différents panneaux-guides ou des légendes des plantes: les «arbres aux formes particulières» d’un côté, les amélanchiers glâbre de l’autre ou encore les Argousier faux-nerprun, c’est sans fin toute cette culture! (jeu de mots en prime!).