Je ne prétends nullement avoir choisi, dans la vie, l’option d’être belle. Loin de là mon propos! D’ailleurs, comme si c’était possible que je sois devenue prétentieuse, du jour au lendemain!?! Franchement!
J’ai simplement envie de m’étendre, allègrement, sur l’un des grands plaisirs d’être une femme (entre autres). Celui des soins esthétiques, communément appelés soins de beauté.
Plaisir, que j’ai découvert il y a quelques années seulement (sur le tard, donc!, mais ce qui ne fait qu’ajouter à mon plaisir, je le constate et le confirme chaque fois). Sous la forme d’un salon nommé « Option Beauté » (vous l’aurez deviné), et de sa propriétaire -professionnelle et experte- nommée Carole.
Je m’y rends donc à l’occasion, question de m’abandonner complètement entre ses mains habiles, pour un soin du visage. Ça dure une heure trente, et c’est tout bon! Incluant peeling, exfoliation, traitement purifiant aux huiles essentielles, massage (pour ceux et celles qui doutent, je le confirme avec véhémence: OUI! On peut masser un visage… et quand on s’y connait un peu, je vous le dit, c’est vraiment fantastique). Massage qui s’étend jusqu’aux épaules (incluses)… Hmmmm-hmmm! Et qui se termine par un masque (et dans mon cas) une mini-sieste tellement relaxante.
Carole est également dépositaire des produits français Phytomer, qui me ravissent. Des produits de grande qualité, naturels, à base d’algues et autres produits marins. Je ne peux croire que je vais l’avouer… mais, tant qu’à faire, why not! : en plus d’être efficaces et agréables à utiliser, ces produits sont magnifiques. De beaux petits pots et tubes bleus et blancs. Ça vous fait tout un beau «display» dans une pharmacie de salle de bain, ça! Rien à redouter des visiteurs curieux qui oseraient l’explorer en cachette (mais là, je dis ça comme ça! Je ne parle pas de toi, Julie P, ni même de toi, Guy…). Des produits qui dégagent cette qualité, donc, ainsi qu’une fraîcheur réparatrice. Tiens, je devrais peut-être songer à en vendre, moi aussi, finalement… Me semble que je serais bonne?!?
Tout ça peut sembler un peu futile, mais je vous assure que ce ne l’est pas. Même si je l’ai appris plus tard que tôt -et comme dirait si bien mon esthéticienne- la peau, il faut en prendre bien soin, car nous n’en avons qu’une! Bon, bon, oui, je vous l’accorde, ceci est également un genre de «slogan marketing» dans son cas, mais si je me fie aux résultats, j’ose dire qu’elle a (un tant soit peu) raison. Et que c’est important de prendre soin de notre peau, pour maintenant et pour demain (au sens très lointain du terme).
Et parce que c’est plaisant.
D’ailleurs, ce plaisir n’est même plus réservé exclusivement aux femmes, maintenant. Carole me le confirme: de plus en plus d’homme y ont recours. La peau, c’est unisexe, non? Ou assexué??? En tous cas, dans ce contexte, vous voyez ce que je veux dire!?!
Esthétique Option Beauté, 5160 St-Denis, Montréal, un peu au nord de Laurier, 514-272-1113.
Auteur/autrice : brigitte
Open Hearts
FINALEMENT, je l’ai vu! Ce film que j’avais manqué au FCMM il y a déjà quelques années et qui est maintenant disponible en location.
Un film réalisé selon les règles du Dogme, le 28e en titre.
Une histoire qui commence si bien… celle d’un jeune couple, très amoureux, qui est si subitement et brusquement séparé par le destin, suite à un grave accident. Le jeune homme en restera paralysé. La jeune femme, elle, se liera d’amitié avec le médecin et mari de la responsable de l’accident.
La caméra est souvent en mouvement, lentement, utilisant de longs plans. Un montage et un traitement simples, efficaces, qui nous plongent dans une atmosphère très réaliste et des émotions presque palpables. Les plans ralentis et flous, insérés à travers le récit, nous permettent de comprendre les envies et les désirs profonds (et cachés) des protagonistes. J’aime bien ce genre de parallèles, qui nous rendent presque complice.
Un film d’amour et de déchirement. Une histoire de laisser-aller, de recommencement. Où l’on apprend à regarder, toujours, en avant. Et à trouver -peut-être- l’amour, là où on s’y attend (mais alors là, vraiment!) le moins… et où l’égoïsme peut prendre de surprenantes facettes.
Les comédiens sont très bons, très crédibles, parfois dérangeants. Le formidable Nikolaj Lie Kaas, qui joue Niels, l’amoureux qui subira l’accident, Sonja Richter, douce et émouvante, qui joue sa compagne, Cecilia, de même que l’excellent Mads Mikkelsen dans le rôle du médecin et Paprika Steen, qui incarne avec conviction sa femme. De très belles prestations, qui semblent souvent relever du documentaire, tellement on y croit, et malgré la grande singuliarité des événements.
Qu’est-ce que j’aime ce genre de films. Qui me confirment, chaque fois, pourquoi j’avais tellement envie de les voir. Et depuis si longtemps, dans ce cas précis. Du cinéma vrai, touchant, sans artifice.
Réal: Susanne Bier, Danemark, 2002.
P.S. C’est plus fort que moi, il faut que j’en parle!: je ne savais pas que «Paprika», cette pseudo-épice si mystérieuse et méconnue (tiens! on dirait presque un titre d’article du célèbre Reader’s Digest), était également un prénom Danois. Hmmmmmm!
Encore une fois, si vous permettez
L’autre pièce de Michel Tremblay, présentée en ce moment à Montréal. Assurément une période très fructueuse pour ce dramaturge, si important à la culture québécoise.
D’abord, il faut que je vous fasse un aveu. Je savais que Louison Danis était une grande comédienne. Ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une très grande, une gigantesque comédienne. Fabuleuse de sincérité, de justesse, de talent. Certainement un rôle fait (presque) sur mesure pour elle. Drôle, sans être exagérée, généreuse, sans être gratuite, émouvante, sans être facile.
La pièce nous raconte la magnifique relation (autobiographique) entre l’auteur et celle de ses jours. La folie, la tendresse, la dérision et l’amour, tout l’amour, d’une mère pour son fils (et vice-versa). La proximité, aussi, dans une relation tellement spéciale, tellement empreinte de respect, de complicité, d’humour et d’imagination délirante et débordante. Et, apparemment et pour notre plus grand plaisir, héréditaire. Ou communicative?
Sur scène, tout doucement et tout en simplicité, la narration est faite en direct par le fils (très bon Daniel Simard), qui est aussi le plus grand «fan» et spectateur de cette immense icône que représente sa mère. De son enfance à l’âge adulte.
La mise en scène est toute simple, mais d’une efficacité formidable. Un coffre, un rideau, un tablier… et le tour est joué. Très, bien joué. De là, nous assistons à plusieurs moments forts, moments clés dans leur relation. De petits épisodes tour à tour comiques, intenses, dramatiques, tragiques, même. Ou tous ces attributs à la fois.
Un hommage des plus touchant, des plus fondamental, en même temps. Celui d’un fils pour sa mère, sa muse, son inspiration. Et, en retour, l’amour -plus qu’inconditionnel- d’une mère pour son fils, ses aspirations, ses peurs, ses rêves, ses souhaits les plus chers.
Banal, en théorie. Magnifique, en pratique. À voir, ou même revoir. En peu de mots, on récolte souvent ce que l’on sème… ou ceux que l’on aime.
Théâtre d’Aujourd’hui, texte de Michel Tremblay, mise en scène de Louise Laprade, avec Louison Danis et Daniel Simard.
Holguin
Petite ville sur le côté nord de Cuba, presque à l’extrémité est de l’île.
Un petit endroit encore assez sauvage, quoique (de plus en plus) touristique. Bien sûr!
Holguin, c’est la 3e ville en importance à Cuba, après La Havane et Santiago (ça m’apparait un peu farfelu, par contre, mais, je le jure, c’est vraiment ce que la guide nous a expliqué, chemin faisant!).
Je suis allée y passer une toute petite mais ô combien nécessaire (et bienvenue) semaine, récemment.
En fait, j’étais dans un «resort», à une heure d’autobus de Holguin. Et le trajet fut vraiment agréable. La campagne, les minuscules petites maisons si rudimentaires mais très caractéristiques, les vaches, tellement maigres, les chiens, qui le sont encore davantage, si la chose est possible, et là, je ne parle pas des chevaux, my god!, j’espère que personne ne les monte!
Un bien beau coin, donc. Le voyage en avion est un peu plus long (4 heures de Montréal), mais vraiment, rendu là, on s’en fou! Surtout quand on part -comme ce fut le cas pour moi- à -33 degrés Celcius de Montréal, pour arriver, 4-TOUTES-PETITES-HEURES-PLUS-TARD… à exactement 66 degrés de plus!
Sur place, ce qui m’a le plus frappée, c’est la végétation, quasi-luxuriante. Des beaux palmiers, mais aussi beaucoup d’arbres, de plantes et de fleurs. Vraiment très beau, très agréable pour une petite vacances au soleil.
Les Cubains sont très sympathiques… les hommes un peu trop, bien sûr! Surtout quand on est blonde, au visage et au corps très très pâles, et que l’on éblouit (au sens on ne peut plus littéral) les gens sur la plage, au passage!!!
Et, contrairement à Varadero (voyage précédent), la devise est le pesos convertible, et les Cubains du coin ne veulent rien savoir du célèbre dollar de nos voisins d’en bas! Convertible!?! Je n’ai toujours pas saisi le pourquoi de ce qualificatif… Est-ce que les devises ne le sont pas toutes, en fait, et au besoin??? Ou c’est moi qui est définitivement la blonde des blondes (remarquez, cela se peut, puisque tout est possible…!).
Cette fois-ci, je suis tombé sur un beau «resort», donc, la bouffe était bonne (pas gastronomique, mais à ma grande surprise, tout goûtait «la bonne affaire» et était relativement frais). Rien à voir avec Varadero, donc (je parle de mon expérience à moi, en tous cas). On a trop mangé, dès lors, et trop bu. Le rhum était vraiment délicieux. Le mojito, le punch, le daiquiri, etc. Nous avons même eu droit à un petit vin rosé Espagnol pas pire!
Je terminerai par là où tout commence, en ce qui me concerne: la plage, et surtout, la mer. Toutes deux magnifiques. La première longue et dorée, la seconde, aux multiples teintes de turquoise, toutes plus belles et prometteuses les unes que les autres… D’ailleurs, même si je pourrais être incroyable de «chicheté» en me plaignant d’un trois jours (sur 6.5) de mauvais temps, je dois avouer que dans ces cas-là, la mer n’en était que meilleure, plus enjouée, plus vivante, plus enlevante, finalement.
Un beau petit coin de pays à revoir, s’il y a lieu. Mais en même temps… tellement d’autres à découvrir, non?!? Un beau dilemme, un!
Les Oscars
Revoici venu le joyeux temps de cette annuelle et grandiose cérémonie. Et avec elle, chaque année, une certaine excitation, en ce qui me concerne (quoique moins intense maintenant, vs il y a 10-15 ans, par exemple).
Je suis une grande amoureuse du cinéma. Même si j’avoue un fort penchant pour celui de l’Europe, le cinéma américain produit de très bons films. Mais en épluchant la liste des nominations, chaque année, je suis (de plus en plus?) étonnée par celles-ci. J’ai comme l’impression que soit il ne se fait plus de grands films, qui me semblent dignes de tels honneurs, soit les choix actuels sont davantage représentatifs de succès commerciaux, du statut/succès de leurs artisans (réalisateurs, producteurs, acteurs) ou simplement de choix politiques, disons.
Mais reste que, quand même, à la mesure des millions de millions qu’ils investissent dans leurs productions cinématographiques, les américains ont les moyens de nous servir de grands spectacles pour les souligner et les récompenser haut et fort. Et moi, j’aime ça. Ça fait partie de mon (incommensurable) côté kétaine, je l’avoue une fois de plus.
Autre bémol: je trouve que les animateurs sont moins bons, moins drôles et moins percutants que par le passé. Un de mes «all-time» préférés ayant été Billy Cristal.
Et aussi, les Oscars, c’est une énorme et incroyable machine à rêve, à robe et habit de gala, à compétition -à grands coups de millions-, à rire et à larmes… à spectacle, quoi.
C’est ce que c’est pour moi, en fait: un beau gros «show» qui parle de cinéma, qui nous présente les acteurs-trices qui nous ravissent, les artisans que l’on connait trop peu et qui sont trop peu reconnus en comparaison de leur talent et de leur travail, et qui est rempli d’émotion.
Et moi, l’émotion, c’est ce qui me touche, me fait vibrer… comme le cinéma, finalement (entres autres).
En terminant, quelques flashs de la 78e édition:
– Une belle surprise pour «Crash», nommé film de l’année;
– Un oscar bien mérité à Ang Lee, pour la meilleure réalisation- «Brokeback Mountain»;
– Un autre, tout aussi mérité, pour la meilleure adaptation du scénario – toujours pour «Brokeback Mountain»;
– Enfin! Philip Seymour Hoffman est récompensé à sa juste valeur, cette fois-ci pour sa dérangeante prestation dans «Capote» (rôle-titre);
– Une grosse déception: Felicity Huffman qui n’a pas remporté le prix de la meilleure actrice pour son époustouflante prestation dans «Transamerica»;
– Une autre déception: Matt Dillon, qui méritait tellement le prix du meilleur acteur de soutien pour sa déstabilisante prestation dans «Crash»;
– Les Meilleur montage et meilleur scénario original, tous deux très mérités, vont à «Crash»;
– Même si j’ai beaucoup aimé «Corpse Bride», je suis ravie que Nick Park ait été récompensé pour son fabuleux travail d’animation, avec «Wallace & Gromit in the curse of the were-rabbit»;
– Pour le reste, une cérémonie plutôt linéaire, en accéléré, sans controverse ni surprise, animation correcte mais sans plus. Édition plutôt ordinaire, donc. Mais les acteurs et les actrices étaient tous très beaux et belles, ce qui est toujours agréable… Mais, à ce sujet, il manquait les Susan Sarandon, Tim Robbins et Sean Penn, entre autres, que j’affectionne tant!