Archive of ‘De mes yeux frequente’ category

La force

Des fois, la force, c’est également et surtout celle d’avouer que nous n’en avons plus, celle de s’arrêter avant qu’il ne soit vraiment trop tard, celle de réaliser qu’on a, malgré toute notre bonne volonté et tous nos efforts, fait fausse route. Qu’on s’est littéralement perdu, à force de vouloir trop s’éviter ou se prouver.
Se permettre de relâcher notre emprise, se permettre de vivre ce qui nous apparaissait, de l’extérieur et jusqu’à présent, comme de la faiblesse.
Car en fait, il faut être vraiment très très fort pour y arriver, pour se l’avouer, pour lâcher enfin prise et perdre pieds.
Dans le seul but de mieux se retrouver ensuite.
Et ça, ça prend du temps.
Chacun à son propre rythme.
Mais quand on s’y met vraiment, ça ne peut que fonctionner, à court, moyen ou même un peu plus long terme, s’il le faut.
Ça ne peut qu’être tellement positif, en bout de ligne.
Je voulais seulement saluer ta force, ma belle amie.
T’encourager à continuer tes efforts, lentement mais sûrement.
Alors!?!
Je te l’avais dit ou je ne te l’avais pas dit, depuis si longtemps, d’ailleurs???
Qu’il y a vraiment, mais alors là vraiment de bien belles choses qui s’en viennent… ;-)
bisous

Moellienne intervention

J’en ai déjà parlé auparavant, j’ai tout près de moi un exemple de courage qui se bat depuis plus de deux ans maintenant (voir billet 18 février 2007).
Malgré tout ce qu’il avait vécu à ce moment, les procédures se sont décuplées et éternisées pour aboutir, tout récemment, à la dernière étape, celle avec un grand É.
Que nous attendions depuis mai dernier. On se prépare, on se test, on part, on arrête. Et on recommence. Par trois fois. Mais celle-ci fut la bonne.
Toute sérieuse et difficile que soit la teneur réelle –ou la raison- de l’exercice, il reste que sur l’essence et les aboutissants, c’est complètement flyé!
Dans ce genre de maladie, une fois la rémission atteinte et lorsque le principal intéressé a un profil à risque, la greffe de moelle osseuse est utilisée en prévention active.
Basée sur le principe voulant que nous combattons tous probablement une maladie grave, à un moment ou à un autre, où notre système immunitaire réussi de lui-même à éliminer les cellules malades.
Mais lorsque ceci ne se fait plus ipso-facto, lorsqu’apparemment un système n’arrive plus à s’auto-défendre et s’auto-guérir, on le réduit sensiblement à grands coups de poison injecté et on lui en donne un autre, de système immunitaire. Idéalement 100% compatible, comme ce fut le cas ici. Et idéalement aussi, sans faille. Ça, on le souhaite très très fort et on a testé tout ce qui était possible de tester pour s’en assurer.
On a beau dire que la recherche n’avance pas assez vite, que tant de maladies font encore beaucoup trop de victimes, reste qu’en parallèle, tellement de choses ont avancé et permettent maintenant de guérir de plus en plus de gens.
Et même si notre système de santé est lui aussi malade en ce moment, il faut en avoir vraiment besoin, honnêtement, pour apprécier tout ce qu’il fait pour les citoyens, à même les fonds publiques. Ce qui selon moi est quand même une des meilleures utilisations de ces fonds collectifs.
Tout compliqué que ce soit à vivre, en théorie, c’est d’une simplicité fascinante voire même déconcertante. Sur papier, cela dit. La réalité étant plus compliquée.
Le receveur doit donc repasser au poison-sur-poteau pendant une semaine, une énième fois. Ce qui est de loin la portion la plus heavy, bien entendu. Mais quand on a fait ça déjà trop de fois de si grande façon, ma foi, il a été prouvé qu’on le refera tout aussi bien une autre fois, et surtout: une dernière fois.
Le donneur, lui, s’évite dans la presque totalité des cas la douloureuse chirurgie. Par l’auto-administration de doses massives de supers hormones de croissance, également sous forme d’injection. Selon le donneur, c’est davantage l’administration comme telle qui est moins évidente, de même que les effets secondaires (maux dans les os, de dos, de tête, grande fatigue, etc.). Mais rien pour écrire à sa mère et surtout, rien comparé au processus du receveur.
Lorsque cela fonctionne, donc, tellement de cellules souches sont créées que cela sature la moelle, et les cellules supplémentaires vont d’elles-mêmes se nicher dans le sang.
Pour la suite, c’est là que ça devient fascinant, du moins en théorie. Mais en pratique aussi, j’en suis certaine, les 150 jours à venir le confirmeront.
Le donneur est branché sur une machine (centrifugeuse) pour la procédure qu’on appelle aphérèse, soit le don de millions de cellules souches. À l’aide de prélèvement sanguin et d’isolation de ces cellules, qui s’étend sur plusieurs heures. Mais ce n’est quand même pas plus compliqué que cela.
Même si la machine est assez sophistiquée.
Une fois le prélèvement (ou le don) effectué, tout est vérifié. Si tout est beau et que le compte y est/le don est complet: hop! On retransfuse le tout dès le lendemain au receveur. Les cellules seront en dormance pour un laps de temps indéterminé puis, par auto-programmation, iront d’elles-mêmes se reloger dans la moelle. Incroyable, non?
Étape qui tient presque de la formalité, lorsque la compatibilité est complète, comme ce fut le cas ici. Mais qui a quand même fait bien peur aux deux principaux intéressés lors de l’opération. Une réaction non-anticipée est venue compliquer les choses. Qu’est-ce qu’on a eu peur, mais cela s’est finalement bien terminé.
Maintenant, reste plus qu’à prendre cela un jour (et 50 pilules!) à la fois. Pour 150 jours.
Quand on pense que ça fait presqu’un an qu’on attend cette dernière étape, j’imagine qu’on en est pas à un jour près?
PS – Lâche pas Champion… maudit qu’ça achève. Et que je t’admire. Mais ça, tu le savais déjà.

Ski faut

J’ai décidé de me mettre au ski alpin depuis le printemps dernier, et après un petit cours de deux heures et 4 sorties dans différentes montagnes des Laurentides, je commence, lentement mais sûrement, à avoir un certain contrôle et un tant soit peu de plaisir.
Mais j’avoue que le deux heures de cours ont été le pire investissement de ma vie: encore un peu, et le vieux schnoque me frappait car je ne réussissais pas à mettre en pratique ses conseils dans la minute qui suivait.
LES NERFS!
Par contre, et c’est là que 20 et même 30 ans d’amitié, de même 40 ans de fraternité entrent en ligne de compte: je dois lever mon chapeau et remercier chaleureusement mes amis, soeur/nièce adorés pour leur support, patience et bons conseils. Parce que c’est là où ce sport prend tout son sens. Et moi, un peu d’assurance.
C’est tellement trippant d’être dehors par une belle journée d’hiver, de dévaler (mettons…) les pentes et de profiter tant du paysage, de la compagnie que du grand air, avec en prime quelques frissons et moments de stress ici et là.
Mais j’exagère. C’est tout bon.
Et surtout: je le veux et donc, je le peux. Déjà, des amis ont qualifié ma prestation du week-end de «très bonne, pour une débutante». Apparemment, j’ai l’air, la chanson devrait (donc) suivre dans pas long.
Yesssssssssssss.

Célébration avec un grand A

En faisant des courses distraitement aujourd’hui, mes yeux sont tombés sur une citation qui m’a beaucoup interpellée: «La vie est un voyage auquel l’amour donne tout son sens».
Qu’est-ce que ça peut sembler pseudo ou ringard au départ, mais qu’est-ce que je trouve cela on ne peut plus vrai, beau/aspirationnel, quand j’y pense.
Et on ne peut plus d’actualité, puisque je me remets à peine d’une énorme «fête de l’amour», justement, qui se déroulait hier et s’est étirée jusqu’à très très tard… ce matin!
Quelle incroyable célébration! Dont les faire-part étaient déjà prometteurs/annonciateurs de la suite. Une magnifique invitation, remplie de travail et de délire, avec mots-croisés sur mesure et autres jeux préparés par les amoureux pour faire la «promotion» de leur union officielle. Je n’ai jamais connu deux personnes qui se seront autant investies pour la cause, mais surtout, qui l’auront fait à leur image, avec toute leur originalité, leur non-conformisme, leur simplicité, leur folie (douce) et leur délire/humour absurde. Un délice pour nous, et une grosse partie de plaisir pour eux, nous ont-ils confirmé. Sûrement ce qui explique (en grande partie) le succès de la chose!
Hier, donc, c’était le jour J: un autobus (grand luxe) nous attendait pour nous conduire à la cérémonie. Les futurs-mariés, Steph et Juju, avaient préparé des cds (ce sont deux passionnés de musique) pour nous tenir compagnie pendant le trajet et même, avons-nous découvert à notre plus grand plaisir, une parodie vidéo d’une émission télé où des gens se préparent à leur propre mariage (mais je n’ai jamais vu l’émission en question). Faite avec leur humour absurde, leur auto-dérision, leur plaisir évident de juste être ensemble et s’amuser un peu.
La cérémonie était courte et sobre, avec une fois de plus, de la très belle musique choisie par les mariés. Une cérémonie pleine de silences, de complicité et d’amour. Je sais que ça parait un peu ringard (je l’ai déjà dit plus haut!) mais c’est vrai.
Par la suite, on se rend à un endroit magnifique, le Domaine Joly de Lotbinière, pour fêter comme il se doit. Le temps s’étant éclairci un peu, nous avons pu nous promener dans les sentiers, jusqu’au fleuve, puis à travers les magnifiques jardins de ce site exceptionnel, avant de se mettre à table. À nouveau, une délicieuse idée (dans tous les sens du terme): le repas était une formule buffet gastronomique avec produits du terroir provenant presque exclusivement de la région. Le tout tellement (trop) bien arrosé.
Le décor était aussi simple que beau, à l’image des mariés, et nous avons également eu droit à un formidable montage sur ordinateur nous relatant les «qui, quoi, quand, où, comment et pourquoi» de leur rencontre/relation/union. Très réussi.
Le reste de la soirée était parfait. Aucun rituel ni tradition habituellement présents dans les réceptions de mariage, que de belles trouvailles et inventions. Nous avons d’abord joué au bingo (et j’ai même gagné un porto 20 ans, aux couleurs des mariés!?!). Ils avaient d’ailleurs poussé le jeu jusqu’à concevoir des produits dérivés pour la circonstance (t-shirt, tasse, etc.). Quelle belle idée et qu’est-ce qu’on a eu du gros fun!
Pour finir le tout, ils nous avaient préparé avec soin 4h30 de musique en tous genres (alternatif, rock, métal, français, rock’n roll, quétaine, etc., etc.) pour nous faire passer le souper, l’alcool … et le délire commun! L’ambiance était on ne peut plus festive. Nous avons ri et nous sommes amusés comme rarement dans un tel contexte.
Merci mille fois à Hélène, François et leurs conjoints pour le site enchanteur et le repas, ainsi qu’aux belles Marie et Geneviève pour leur aide et leurs grands talents. Merci tellement, Juju et Steph, pour tous les efforts, le temps et l’amour investit dans ce beau programme. Assurément une journée que nous ne sommes pas prêts d’oublier, collectivement. Et qu’est-ce que votre complicité et votre évident bonheur faisait plaisir à voir…
Même si j’ai toujours dit que je ne me marierais jamais, et que le concept lui-même me rejoint toujours bien peu, je dois avouer que la simple idée de partager ainsi une passion, une folie/du plaisir au quotidien, mais tellement remplis de simplicité, me rejoint complètement en revanche.
La vie est si courte et le temps passe si vite… autant en profiter au maximum, non?

Faire le poids

Oui, bon… tout est dans la perspective, comme on dit!
Et j’ai donc appris ce week-end que, du haut de mes 124 livres, je pesais l’équivalent de 2 750 000 fourmis.
Ben quoi!?!
Pas mal, non? Je pense que je fais définitivement le poids!!!
En fait, c’est une petite anecdote pour faire un clin d’oeil à l’Insectarium de Montréal.
Les gens qui me connaissent savent que je n’aime pas (en fait j’ai très peur!) des bibittes, comme on dit! Des insectes, quoi.
Mais à la demande de mon filleul, qui en rafolle (je le dis au sens figuré comme au sens littéral, puisqu’il en a même mangé, des vers aux épices mexicaines… ouach!!!), nous sommes retournés visiter cet endroit ce week-end.
On a beau dire, c’est quand même vraiment intéressant.
Toutes ces petites et grandes créatures, leurs spécificités, leurs couleurs, leurs formes, leurs origines et leurs utilités. Des mini-sociétés en soi.

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