Archive of ‘Grand moment de…’ category

Oscar et la dame rose

Grand moment de… beauté. Pure.
Une toute petite heure, qui m’a permis de lire la plus belle histoire qui soit.
Une histoire si émouvante, si touchante. Si drôle et si éclatée en même temps.
J’ai ainsi découvert cet auteur dont j’avais beaucoup entendu parler.
Avec grand bonheur, donc.
Il a l’écriture si vivante et heureuse, empreinte de simplicité, et le propos si intéressant, si percutant.
Le livre nous raconte l’histoire d’un petit garçon très malade et qui doit, beaucoup trop tôt, envisager sa propre mort. Mais l’auteur le fait de façon tellement intelligente et différente.
À travers une vie empruntée, inventée de toute pièce, mais vécue à fond, grâce aux bons conseils de la dame bénévole qui lui rend visite à l’hopital. En s’adressant à Dieu. C’est ce qui est très beau, et permet des moments très comiques, malgré tout le tragique de l’histoire.
Je n’ai même pas eu le temps de soupirer en me disant que la religion, surtout la catholique, me rejoint bien peu que déjà, la première page entamée, j’étais conquise.
Un magnifique cadeau, donc. À tous les niveaux. Puisque ce livre m’a été offert par une collègue/copine de travail qui en avait entendu parler et avait deviné que le sujet me toucherait tout spécialement.
Ce qui a certes ajouté à mon bonheur de la chose.
Ce sont ces cadeaux, tellement inattendus, ces découvertes spontanées qui me font, moi, apprécier tellement la vie et tout ce qu’elle nous apporte, sans que l’on s’y attende…
De Éric-Emmanuel Schmitt (3e volet du cycle de l’Invisible), France, 2002.

Consecration de Minuit, le soir

Même si j’aime vraiment beaucoup cette série, je n’ai pas osé ou voulu écrire sur celle-ci jusqu’à maintenant. Probablement par pudeur, disons, ou par peur que mon humble témoignage n’en soit pas à la hauteur.
Mais comme j’ai été ravie de les voir tous triompher hier, au 21e gala des Gémeaux, pour leur formidable travail, je me suis dit que je me devais d’en faire mention, cette fois. L’occasion était trop belle -et toute indiquée.
C’est qu’ils ont presque tout raflé (8 prix): meilleure série dramatique (s.d.), meilleurs textes s.d. (Pierre-Yves Bernard et Claude Legault), meilleur réalisateur s.d. (Podz), meilleur montage s.d. (Valérie Héroux), meilleur rôle masculin principal (trop séduisant Claude Legault), meilleure direction photographique s.d. (Jérôme Sabourin, Claudine Sauvé), meilleurs décors – toutes catégories (Dominique DesRochers) ainsi que le prix Jean-Besré (Pierre-Yves Bernard, Claude Legault, Podz) qui souligne un coup de cœur pour une émission, un artiste, un artisan ou un télédiffuseur, qui s’est démarqué de façon particulière par son originalité ou son innovation.

Une série originale, intelligente, magnifiquement tournée, à la caméra teintée de zones de bleu et de gris (à l’image du propos), avec une texture vraiment particulière. Au scénario si intéressant, différent, soit l’amitié très atypique de trois hommes, tous «doormen» de profession.
La nuit est donc la trame de fond mais également un personnage central de la série, autour de laquelle gravitent de très bons comédiens (Julien Poulin, Louis Champagne, Julie Perrault, Julie LeBreton pour ne nommer que ceux-ci), d’attachants personnages, avec autant d’humour que de tragique (dont elle déborde). Une série pleine d’humanité, sur les travers des humains, justement. Sur la solitude, l’amour, la recherche de soi et la rencontre de l’autre (et des autres). La trame sonore et musicale est très bonne et colle parfaitement à l’histoire.
Alors Bravo!, chapeau!, bien mérité! à tous ces artisans pour cette magnifique série.
J’ai tellement hâte de voir la suite en janvier… même si ce sera (déjà) la dernière.

40e anniversaire de Sophie

La semaine dernière, nous étions invités, avec plusieurs ami-e-s proches, à célébrer l’anniversaire de notre belle Sophie. C’est Luc, son chum, qui recevait… en grande, allions-nous constater bien vite! (mais nous nous en doutions, car c’est un fin gourmet, un excellent cuisinier… et un formidable amoureux!).
Désolée, je me dois de le décrire, dans le menu détail, ce fameux repas 6 services. En fait, il y en avait initialement 7, mais nous n’avons jamais pu nous rendre jusqu’aux fromages…
Nous avons commencé par des sushis divers, un duo d’huîtres fraîches et des moules farcies à la mode Tapas. Le tout, arrosé d’un très bon mousseux.
Puis, un tartare de saumon à la crème sûre sur nid de laitue et des pétoncles rôtis à l’unilatérale avec caviar d’aubergine et biscotte de parmesan. Une fois de plus, le tout bien arrosé, d’un très bon bourgogne aligoté.
Un petit granité de citron est venu nous rafraîchir et nous donner une petite trève avant la suite… eh oui! Après tout, on a pas tous les jours 40 ans, non?
Des calmars farcis à la Portugaise, puis un carpaccio de veau de cerf à la roquette et au parmesan sont venus conclure la portion «entrées/plats principaux» du repas, bien arrosés d’un excellent rouge. Fait non négligeable à noter: la viande de cerf a non seulement été apprêtée mais aussi chassée, par notre hôte. Ben voyons… pourquoi l’acheter quand on peut se la procurer soi-même!?!
Pour terminer cet exquis programme, Luc nous a servi des feuilletés aux poires, Roquefort et Grand Marnier, le tout couronné par des crèmes brûlées au foie gras. À nouveau, arrosés de rouge, et d’un excellent Porto de plus de 20 ans.
Je n’ai pas utilisé d’adjectifs pour témoigner séparément de chacun de ces plats, puisque j’aurais donné dans l’extrême redondance. Qu’est-ce que ce fut bon. En fait, tout était savoureux. Que dis-je!?! C’était fabuleux, délicieux, tellement recherché. Et tellement de travail de la part de notre hôte. Mais que nous avons grandement apprécié, à sa juste valeur.
Nous avons également eu l’honneur et le plaisir de participer, un tant soit peu, aux préparatifs avec le chef, ce qui est toujours un réel plaisir pour moi. J’adore connaître de nouvelles recettes, voir travailler les autres, apprendre et mettre la main à la pâte. C’est tellement agréable.
Nous avons aussi et surtout eu beaucoup de «fun», tous ensemble. Nous avons jasé, rigolé, mangé (comme des énormes cochons, vous l’aurez deviné!), dansé, déconné. Et ça ne date pas d’hier: la plupart d’entre nous nous connaissons depuis au moins 20 ans.
Un grand moment de bonheur, dans tous les sens… et pour tous nos sens.
Encore merci à Luc et à Sophie. Nous l’avons d’ailleurs taquinée toute la soirée à l’effet que jamais nous n’avions été aussi ravis… d’être ses amis!

Devinette savoureuse

Hmmmmmmmm. Encore une fois, je fais face à mes propres «limites», disons! Et je contourne cette «difficulté» par le lieu qui m’a donné accès à cette délicieuse devinette…
Qu’est-ce qui est meilleur qu’un St-André? (je parle bien sûr du fromage)
Réponse: Un triple crème de Warwick.
Mais voilà maintenant LA devinette, la VRAIE!: qu’est-ce qui est encore meilleur qu’un triple crème de Warwick??? (à mon très humble avis, toujours!)
VRAIE réponse: un triple crème cendré, toujours de Warwick.
C’est ma gentille dame/conseillère/en charge des dégustations de chez Hamel au Marché Jean-Talon (voir mon autre billet sur le sujet pour les coordonnées) qui m’a fait découvrir cette formidable nuance fromagère (est-ce que ça se dit, ça???) (je ne sais pas si cela se dit effectivement, mais je vous garantis que cela se déguste, se savoure…).
Je termine ce billet sur une première: je le dédie à ma belle Julie, et je lui dis encore un gros merci pour la belle journée! (même si on est restés pris dans la tempête!!!).

Little Miss Sunshine

…délire, et de rire! Vraiment, je ne me souviens pas avoir autant ri, et de si bon coeur, en regardant un film.
Un tout petit film tout simple, tout frais, mais d’une folie, d’un humour extraordinaires.
Un road movie qui rassemble spontanément plusieurs membres d’une même famille, mais qui sont aussi différents et opposés que la Chine, le Cameroun et le Moyen-Orient réunis le seraient, par exemple (mais là s’arrête l’analogie, je précise).
Une mère de famille divorcée, son frère homosexuel et suicidaire, son chum motivateur (presque qu’en faillite), le père de celui-ci, un viel obsédé très actif, ainsi que les deux enfants de la mère, un ado quelque peu «différent» qui ne dit mot et son exquise petite soeur (Olive), une mini « miss america » en devenir (et très originale).
L’histoire raconte donc le grand voyage qu’ils effectuent ensemble, par la force des choses, pour mener la petite Olive aux finales d’un concours de beauté. Et les conséquences, au fur et à mesure des événements qui surviennent en chemin. Tous plus improbables ou farfelus les uns que les autres. Mais auxquels on croit, et surtout, qu’on suit avec un intérêt soutenu et une curiosité certaine (du moins en ce qui me concerne).
Pas de morale, pas de jugement (sauf pour les personnages entre eux, bien sûr, et pour notre plus grand plaisir!), beaucoup de sentiments, bons et moins bons, beaucoup de tendresse, malgré tout, et des liens beaucoup plus profonds qu’il n’y parait. Sur toile de fond, une critique assez virulente du monde des concours de beauté. Ce qui n’est pas pour me déplaire et qui ajoute à l’intérêt de la chose.
Avec des comédiens fabuleux. Tous. En commençant par Toni Collette (la mère), que j’aime beaucoup. Mais aussi Abigail Breslin (Olive), Greg Kinnear (le motivateur), Paul Dano (le frère d’Olive), surprenant Alan Arkin (le grand-père) et Steve Carell, l’oncle homosexuel.
Ce genre de film me séduit, me ravit. Et je me demande ensuite comment les réalisateurs et scénaristes ont bien pu imaginer et produire un tel projet… mais en les remerciant intérieurement de l’avoir fait.

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