Non! Il ne s’agit pas d’un resto ni d’un bar, pas même du nom d’un spectacle ou d’un film! Je parle tout simplement des gens qui m’entourent, mes amis et ma famille. Je n’ai pas besoin de les nommer tous et toutes, ils le savent et se reconnaîtront…
C’est simplement qu’au retour annuel de l’été, de la chaleur et donc de mon anniversaire (comme ce fut le cas le week-end dernier -et ce n’est pas terminé!), je suis toujours transportée et tellement touchée, chaque fois, de réaliser à quel point je suis chanceuse, en fait privilégiée, d’être si bien entourée.
Cette année ne fit pas exception, loin de là! J’ai vécu 3-4 belles journées et soirées de fête, remplies de bien belles et bonnes choses, de plaisir, toujours en très bonne compagnie.
Et je ne parle pas des cadeaux que l’on m’offre parce que c’est ma fête. Je parle davantage des témoignages, des attentions, des petits et grands gestes, des voeux qui me comblent, littéralement, au plus haut point. Je parle aussi des belles cartes, des fous rires, des discussions, des moments partagés, de la complicité, de l’amitié, la vraie. Des menus et soupers si soigneusement préparés.
Je l’ai probablement déjà exprimé, mais moi, ce qui me passionne dans la vie et qui me donne le goût de me lever le matin et de mordre dans chacune de mes journée, c’est justement ça, les formidables relations que j’ai et qui me sont si chères (et indispensables).
J’aime ma job, j’aime le cinéma, j’aime la bonne bouffe, etc., mais mon vrai bonheur est ailleurs. Dans ces gens, ces relations, ces extraordinaires apprentissages -de moi et des autres-, ces liens privilégiés. Dans les joies (et parfois aussi les peines) qu’ils m’apportent et qu’ils suscitent.
Et en plus (ce qui ne gâte rien, quand même!) je suis (encore) super gâtée! C’est presque gênant! On m’a fait (entre autres) les deux plus beaux cadeaux possibles… mais à nouveau, l’appréciation ne réside pas dans la «valeur monétaire» de la chose, au contraire. Il faut que je raconte, c’est trop beau: mon frère et ma soeur ont tous deux décidé d’amener leurs enfants respectifs (mes adoré-e-s neveux et nièce) choisir eux-mêmes un cadeau qui, à leur avis, me ferait plaisir et serait «à mon goût». Et ce n’est pas peu fiers qu’ils me les ont tendus samedi soir dernier, tout excités, guettant ma réaction. Et ce n’est pas sans un certain ravissement (et sans «ravaler» plusieurs fois, pour retenir des larmes d’émotion) que j’ai constaté à quel point ces petits amours me connaissent (bien) et qu’ils ont du goût, ces chéris. Je me souviendrai longtemps de leurs visages, du geste et surtout, j’ai ces magnifiques cadeaux pour me les rappeler davantage (si cela est possible!).
J’arrêterai ici car je pense que l’essentiel y est. Et je pourrais continuer longtemps!
J’avais simplement envie de leur dire à quel point je les apprécie, je les aime et je les remercie.
Il me semble qu’on ne le fait jamais trop!
Beurre d’arachide
Aaaaaaaaaaaaaaah! Étant moi-même une inconditionnelle de la chose (entendre, j’en mange sous toutes ses formes, c’est chaque fois un plaisir et un délice… j’en mettrais même sur mes «toasts»!), la lecture de ce petit fait divers m’a ravie au plus haut point!
Le numéro de juillet de l’Actualité m’a en effet expliqué que cette denrée généralement nord-américaine, fait maintenant des adeptes -et des miracles- dans plusieurs pays d’Afrique. Ce produit, prêt à la consommation (vs le lait en poudre, par exemple) et très nourissant, comporte donc deux qualités essentielles permettant de venir en aide aux gens et plus particulièrement aux enfants qui y souffrent de malnutrition.
C’est «cool», non? Ça m’a vraiment fait plaisir. Et j’ai simplement eu envie de le partager!
War of the worlds
Bon, bon, bon! Vous allez me voir venir, je le sais, avec mes gros sabots de cinéphile un peu puriste, doublés de mes semelles de femme! Je suis allée voir ce film par curiosité, par intérêt pour l’histoire et l’émoi qu’elle avait créée il y a plusieurs années… et parce que Spielberg a quand même le tour, côté réalisation.
Effectivement, sur ce point (entendre la réalisation), ça le fait. My God! Je suis toujours épatée, impressionnée, renversée, même, par de tels effets (le rendu visuel et le nombre de ceux-ci), c’est vraiment fascinant. On y croit presque.
Mais là où l’on décroche, c’est, une fois de plus, dans le scénario. Pourquoi user toujours et autant d’exagération, jusqu’à en perdre la crédibilité? À titre d’exemple (par excellence d’ailleurs!), à un moment, lorsque les choses commencent à tourner mal dans le coin où habite Tom Cruise et que tout explose et tous s’affolent, plusieurs personnes se dirigent vers le centre névralgique de l’action et, tout à coup, un ami de Tom Cruise lui demande, au passage: «What’s going on?». Ce à quoi Tom répond, en courant et du tact au tact: «I don’t know! I’m gonna find out!». À ce moment, Jani -ma copine et voisine de banc- s’est retournée vers moi avec un air rempli d’incrédulité (devant une telle réplique), ce à quoi j’ai répondu «Ben oui! Il va aller au bureau d’information pour savoir ce qui se passe, voyons!»… Et nous avons pouffé de rire simultanément (aussi silencieusement que possible, on est au cinéma, quand même!) (mais pas de plaisir, de ridicule, en fait!).
Et aussi, pourquoi TOUT LE MONDE se fait prendre, meurt ou est blessé… sauf Tom Cruise et ses petits rejetons? Pourquoi eux sont-ils invincibles, littéralement??? Je me suis même demandé à un moment si nous allions apprendre qu’ils étaient eux-mêmes des extra-terrestres encore plus invincibles que les autres?… mais non! J’ai même souhaité que le fils connaisse un autre sort (méchante, moi!), ce qui m’eut semblé plus triste mais un tant soit plus CRÉDIBLE. Enfin…!
Et le côté «homme», i.e. de la bataille en veux-tu, en v’la, de l’action à perdre le souffle ou à étourdir (surtout avec la trame sonore hyper percutante qui en rajoute), de la tuerie à qui mieux-mieux, etc. Je suis peut-être dans l’erreur de qualifier ce genre de film comme plaisant généralement davantage aux hommes? Je ne sais pas! Mais c’est vraiment la vision que j’en ai! Et comme ça ne me rejoint pas particulièrement, mais que je suis une femme (et que je peux dire la même chose sur les intérêts de plusieurs de mes copines…!?!).
Mais même si on décroche devant tant d’exagération, si on est un peu sur les nerfs par toute l’action et la violence, on suit quand même. C’est intrigant, notre intérêt demeure. On veut savoir ce qui va (encore) arriver!
Je n’expliquerai pas la fin pour le bénéfice des personnes qui n’auraient pas vu le film et désirent le faire, mais franchement! Quelle espèce de fin plate! Quelle espèce de morale qui, dans ce contexte, nous apparait totalement puérile, voir même et à nouveau, complètement invraisemblable??? Peut-être s’agit-il de la fin originale et qui donc, était plus crédible à l’époque? Je ne suis pas certaine, mais ça doit. Mais cette fois-ci, un gros «booooooo» pour n’avoir pas su adapter la finale. Quand même, quand on planifie un coup depuis tant d’années, on s’arrange pour tout prévoir, me semble, non? Surtout l’essentiel… soit sa propre survie. Anyway!
Tom Cruise est bon mais un peu trop intense, je trouve. Sa fille m’est vraiment tombée sur les nerfs, son fils aussi (je parle du lien filial dans le film). Sont-ce leurs rôles ou leurs prestations? Je ne sais pas. En fait, seul Morgan Freeman (ou plutôt sa belle et sensuelle voix!) m’a plu. Et Tim Robbins, un de mes acteurs fétiches, qui m’a surprise. Je l’ai trouvé étrange (à l’image de son rôle, visiblement) mais convaincant.
La question que je me suis posée à la fin du film, et en y repensant par la suite, est de tout autre ordre, par contre. Je me suis arrêtée à me demander ce que pouvait coûter vraiment un tel film (je pense que j’ai entendu dans les centaines de millions, ce qui est sûrement la norme, maintenant, pour de telles méga-productions américaines). Je me suis ensuite questionnée sur le rôle ou la pertinence -profonde et réelle- d’un tel film pour le spectateur, ce qu’il lui apporte en bout de ligne… puis je me demandée tout ce que l’on aurait pu faire d’autre (au sens «d’utile») avec une telle somme? Genre investir dans la recherche pour le sida ou autre maladie pas très «payante» à ce niveau actuellement. Ou en l’investissant dans la lutte contre la pauvreté, que ce soit dans les pays en développement ou même ici, en Amérique du nord. Ou encore en mettant ces GROS sous dans le système d’éducation!?!
Je sais, je sais, ma réflexion est elle-même tirée par les cheveux, un brin simpliste et est en fait quelque peu malhonnête au niveau de la comparaison pure. Mais vraiment, je ne peux m’empêcher d’y penser. De me questionner. Et de me trouver chaque fois un peu plus perplexe, mais toujours aussi spectatrice (dans le sens d’impuissante), du moins il me semble… Mais de toute façon, c’est une tout autre histoire, qui peut s’appliquer (et même davantage) à plusieurs autres films. Et à tellement d’autres choses… qui ne sont même pas divertissantes, en plus! S’cusez-là?!?
Réal.: Steven Spielberg, É.U., 2005
Bewitched
Un vendredi soir de cinoche entre copines (avec Jani). J’étais d’abord inspirée par la série télévisée, qui me revenait en tête et que j’avais beaucoup aimée. Je me suis dit, du coup, qu’il y avait vraiment matière à faire quelque chose de très bien – et de très drôle. Et nous avions envie d’un petit film «cute», d’une comédie légère… alors, pourquoi pas!?!
Je ne ferai pas ici une longue critique étoffée. D’abord, parce que ce n’est pas un grand film, comme on s’en doutait, et ensuite parce qu’il s’agit donc plutôt d’un petit divertissement, mais sans plus. Pas de grande trouvaille, pas de tournure d’événement intéressante ni d’humour très original, mais avec une certaine facilité et un peu trop d’exagération pour ajouter de la crédibilité au scénario (dans l’histoire d’amour, je veux dire -pas celle de la sorcière-, rassurez-vous!). Même les comédiens, qui sont relativement bons, me semblent vraiment mal utilisés et certainement pas à leur plein potentiel (Nicole Kidman, Will Ferrell, Michael Caine, Shirley MacLaine).
En fait, je résumerai ainsi ma pensée: mes souvenirs de la série (ma mémoire, donc) dépassent largement mon appréciation du film. De là à dire que ma mémoire m’a moins déçue que mon imagination débordante (doublée de mon exaltation et positivisme naturel), il n’y a qu’un pas! Mais je parle de ce cas en particulier car, heureusement, ce n’est pas toujours (ni même souvent) comme ça.
Réal.: Nora Ephron, É.U., 2005.
6 Feet under – Season III
Oh yesssss! Je viens tout juste de constater que la saison III est maintenant disponible en dvd! Une grande joie s’est emparée de moi, pendant que ma main droite s’est à son tour emparée des deux premiers disques.
Je ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit, mais en m’y replongeant, j’ai simplement constaté (encore) à quel point cette série a une facture spéciale, qui lui est propre et qui nous amène complètement ailleurs. Elle dégage une telle atmosphère, une telle ambiance empreinte de drame et d’humour, parfois absurde et parfois plus léger, mais toujours remplie de sentiments (de toutes sortes). C’est fascinant.
Et chaque fois, j’ai une telle impression de réalisme, de familiarité… comme si je retrouvais des amis, des voisins ou des gens que je connais.
Cette saison ne semble pas faire exception (jusqu’à présent!). La petite famille retrouvée, qui s’agrandit d’année en année, vivra encore toutes sortes d’expérience.
Et rien qu’à l’écoute de la musique et du générique du début… c’est assez pour me ramener un an en arrière et me donner le goût de la suite! You-hou!