Le courage (2)

J’en ai déjà parlé dans un autre billet, plus urgent, plus pressant, plus difficile, aussi, celui-là.

Mais c’est vraiment quelque chose d’incroyable, qui change des vies, qui en améliore tant, qui fait de toutes petites –et de plus grandes- différences au quotidien. Et qui n’est jamais, jamais en vain. Jamais, jamais perdu.

C’est aussi une qualité qui se perd un peu, de nos jours, et c’est très dommage car il s’agit selon moi d’une des plus belle et grande qualité qui soit.

Larousse dit : Fermeté, force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, les revers, les circonstances difficiles : Avoir du courage. Ardeur mise à entreprendre une tâche : Travailler avec courage. Force, énergie et envie de faire une action quelconque : N’avoir pas le courage de se lever.

Moi je dis que cela revêt bien des formes, et que les gens qui en font preuve ne le savent souvent même pas.

C’est ma bonne amie qui s’occupe maintenant seule de sa belle puce, et qui mène de front une belle carrière, est très active et dynamique, présente pour ses proches, et qui vient de subir une petite intervention. Et qui fait une bien belle ‘job’ à tous ces niveaux, d’ailleurs !

Je dis aussi que c’est mon autre amie qui est entrepreneure, en processus de changement, qui élève sa fille en co-parentalité et s’occupe maintenant de sa maman qui vit des moments plus difficiles. Et qui le fait avec beaucoup d’humanité, d’intelligence, de gentillesse.

C’est ma maman qui vit des choses pas faciles, et mon papa qui les vit par obligation, par procuration et… par amour. Et qui conserve son humour débridé dans l’adversité!

Je dis enfin que c’est mon chéri, qui est toujours tellement juste volontaire, prêt à aider les autres, prêt à réaliser la prochaine tâche ou le prochain projet, qui est toujours là pour ses enfants, toujours enthousiaste, tellement motivant.

Et je leur dis à toutes/tous mon admiration pour ce qu’ils sont, et ce qu’ils font.

Que c’est un honneur, pour moi, d’être entouré de tout ce courage…

 

Inexplicable

J’ai le cœur gros depuis plus de deux semaines… Depuis l’annonce d’un décès. J’ai une réelle peine. Et pourtant, toute sérieuse et irréversible soit la mort, je ne connaissais même pas cette personne. Mais il s’agissait donc d’une personne ‘connue’, de notoriété publique. Et qui a à mon sens était douée d’extraordinaires talents, d’abord comme acteur de cinéma (un très grand acteur, selon moi), comme réalisateur et comme acteur de la scène, mais que je n’aurai malheureusement jamais la chance de découvrir dans le dernier cas. Et j’en suis d’autant plus triste que je suis convaincue que cela aurait été un grand moment (pour moi). J’ai encore de la difficulté à le réaliser vraiment, ainsi que tout l’impact de cet événement. Je parle bien sûr du déjà très regretté Philip Seymour-Hoffman, un de mes acteurs cultes depuis Happiness.

Et c’est ce phénomène que j’essaie de saisir depuis. Comment on peut ‘s’attacher’ à une personnalité publique… et donc vivre un deuil à sa mort. C’est fascinant, même si de façon tellement négative et cruellement incompréhensible, surtout à son trop jeune âge.

Je pense que ce deuil est en fait proportionnel à l’impact ou plutôt l’importance que cette personne a eu pour moi. Dans son cas, il m’a fait vivre de grands moments de cinéma, mon domaine de prédilection culturel par excellence. Il m’a touchée, m’a fait pleurer, m’a fait rire aussi (pour mon plus grand bonheur et avec une certaine surprise). Il m’a dérangée, parfois un peu rebutée (je parle ici de ses rôles), m’a troublée, m’a fait réfléchir. Mais donc il m’aura profondément marquée. Et donné par là l’impression (on ne peut plus fausse) de le connaître. Et donc d’être maintenant privée de sa présence, ou bien égoïstement, du grand plaisir de le voir à nouveau dans une œuvre, de le découvrir encore sous plusieurs autres angles de jeu, que je suspecte mais ne pourrai jamais confirmer. Un si grand talent, il me semble, aurait nécessairement continué de se développer, c’est le propre des gens si doués dans leur domaine. Comme si le talent dicte le parcours. Ou le devrait. Mais je le réalise, là aussi, rien de plus faux.

Ce qui est également très bouleversant est la fatalité de cette issue. Son côté irréversible. J’ai toujours en tête qu’il s’agit d’un accident aussi imprévisible que la mort est fatale, à savoir qu’il aurait très bien pu être évité, juste ne pas se produire, si une chose avait été différente. Et probablement une toute petite chose… Et c’est ce qui me révolte le plus. Sans le savoir au fond, je crois que ce n’était pas son choix, sa décision. Qu’il a simplement manqué cruellement de perspective, de lumière, d’amour (quel qu’il soit) et qu’il a été victime d’une grosse béquille qui ne pardonne pas et aura eu raison de lui.

Je voudrais tellement pouvoir revenir dans le temps, et qu’il sache à quel point il était apprécié, important dans son apport. Et espérer que cela puisse faire une différence… Alors qu’en fait, probablement pas. C’est le propre (et le très sale et très laid) des accidents. Y a rien à comprendre. Et pour moi, c’est très difficile d’accepter ce qui ne se conçoit pas, ne se comprend pas. Mais ça, c’est mon problème. Pas le sien.

J’espère quand même qu’il puisse un tout petit peu sentir le grand deuil et le grand vide qu’il a générés. Comme si cela lui permettrait d’avoir moins mal? Ou en fait, toute l’admiration et le respect que les gens lui ont portés? Je donnerais beaucoup pour que cela soit possible… mais là encore, c’est mon problème, pas le sien. Reposes en paix, PSH… Et merci pour tous les grands moments que tu m’as fait vivre.

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Dallas Buyers Club

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Je voulais le voir depuis le FNC. Je l’ai finalement vu avant Noël, avec ma copine Jani.

Nous en avions beaucoup entendu parler, en bien. Nous n’avons pas été déçues.

Un film très bien réalisé par Jean-Marc Vallée, de façon très réaliste, crédible, directe. Sans artifices et surtout, avec beaucoup d’impact. Je me dois de souligner l’incroyable transformation de Matthew McConaughey, qui a complètement assumé ce rôle en perdant bien 30 livres, et en personnifiant complètement la maladie qu’il défend dans le film. C’est vraiment impressionnant de voir à quel point un acteur peut s’engager dans une production. Bravo pour le courage. Son acolyte, joué par Jared Leto, est également phénoménal dans sa transformation physique mais surtout, dans son jeu. Ils sont vraiment excellents. Leurs récentes nominations en témoignent heureusement.

J’ai beaucoup aimé l’idée de nous raconter l’histoire des débuts du SIDA au É.U., mais cette fois de façon très différente, intéressante, et méconnue (pour nous, en tous cas), à travers une histoire vraie. Celle de Ron Woodroof, un électricien, cowboy, playboy et homophobe raciste du Texas qui contracte le virus aux tous débuts de la vague dans les années 1980. C’est ce qu’on peut appeler un choc. En fait, un triple choc, puisqu’il apprend du même coup que ce magnifique cadeau n’est plus exclusivement réservé aux homosexuels, qu’il lui reste moins d’un mois à vivre et qu’il devra prendre en main les prochaines étapes s’il veut espérer avoir une petite chance.

Woodroof fera donc une incursion aussi rapide que profonde dans le monde du VIH, des médicaments disponibles et surtout de tous ceux qui ne le sont pas, à cause du contrôle très strict de la FDA à ce moment. Et la faim (ou plutôt la mort imminente) nécessitant les moyens, il ira au Mexique, au Japon et dans quelques autres pays chercher et rapporter les cocktails de médicaments, vitamines et suppléments nécessaires au traitement de cette impitoyable maladie. Il décidera donc d’en faire un ‘business’. Et il viendra du même coup en aide à la communauté gaie américaine, en démocratisant l’accès à ceux-ci à travers ce ‘club d’acheteur’, où la seule façon de pouvoir le faire légalement est de vendre un ‘abonnement’ (et non des substances illégales). Pour ce faire, il se trouvera donc un surprenant partenaire gai et travesti, Rayon, joué par Jared Leto. Et une complice inespéré, une femme médecin dépassée par l’inaction des hôpitaux et médecins, jouée par Jennifer Gardner, également très bonne.

Il est également très troublant , mais ô combien rassurant, de constater que de tels drames peuvent au moins avoir raison de préjugés, aussi énormes et puissants soient-ils, au passage. Non sans le fruits d’efforts titanesques, mais quand même. Tant qu’il y a de la vie, apparemment, il y a aussi de l’espoir. Si petit soit-il au départ…

Un film à voir, qui a été en projet depuis le milieu des années 1990, et qui a finalement vu le jour fin 2013.

Réal.: Jean-Marc Vallée (C.R.A.Z.Y., Young Victoria, Café de Flore),  É.U., 2013.

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Suivez la Guilde

© Photo: La Guilde culinaire

© Photo: La Guilde culinaire

Grande amatrice de bonne bouffe et de cuisine depuis très longtemps, ça doit bien faire 5-6 ans que je me dis que j’aimerais beaucoup prendre des cours de perfectionnement, question d’acquérir enfin les ‘bases’ de la cuisine (il n’est jamais trop tard pour bien faire!?!) afin d’être plus à l’aise et donc, plus créative en la matière. J’avais récemment décidé de passer à l’action quand ma sœur nous proposa, avec mon frère, de s’inscrire ensemble à de tels cours. Et donc de joindre le très agréable, au tout aussi utile.
Après une recherche sommaire, notre choix s’est arrêté sur la Guilde culinaire rue St-Laurent, fondée par le chef Jonathan Garnier. Nous avons identifié deux cours qui nous intéressaient plus particulièrement: les sauces pour viandes et poissons, ainsi que la cuisson des viandes.
Nous avons assisté au 2e cours il y a quelques weekends (le premier a eu lieu en octobre). Nous avons vraiment beaucoup aimé l’expérience, ainsi que les chefs/professeurs. Une belle formule, dont l’intérêt premier, à mon avis, réside dans leur démonstration en direct. Rien comme de voir les gens dans le feu de l’action pour bien comprendre la méthode. Et comble de chance (et de joie, pour moi!): les dits chefs nous DEMANDAIENT de leur poser des questions, que dis-je!?!, nous OBLIGEAIENT à le faire! Je m’en suis donc donné à cœur joie. Et j’ai beaucoup appris. Sur la cuisson et les sauces, sûr, mais aussi sur la préparation des viandes, des accompagnements, sur divers ingrédients. Nous avons également découvert le beurre de cacao, que je commence à utiliser pour paner et/ou cuire les viandes, poisson, fruits de mer. Très belle découverte. J’ai la ferme intention de réitérer l’expérience en 2014. Plein d’autres cours intéressants à l’horizon… chocolat, repas rapides, etc.
Le jour du cours, nous avons également un rabais à la boutique. Je me suis retenue à 3 mains pour ne pas tout acheter. Incroyable les magnifiques et très utiles ustensiles, produits qui sont maintenant sur le marché. De bien belles idées cadeaux.
J’ai également découvert le livre du chef Garnier, que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé vraiment très intéressant en le feuilletant. Je l’ai même offert en cadeau, au grand plaisir de la fêtée.

La Guilde culinaire, 6381 boul. St-Laurent, Montréal.

http://www.laguildeculinaire.com/fr

Les citations de Malcom S. Forbes

Je ne me souviens pas vraiment l’avoir connu à travers ses réalisations de son vivant (principalement le magazine américain ‘Forbes’). Mais j’ai récemment découvert plusieurs de ses très inspirantes et célèbres citations.
Je ne sais pas trop d’où me vient cet amour ou ce grand intérêt pour les citations. Surtout celles qui s’imposent d’elles-mêmes, nous donnent envie de réfléchir. Mais donc, j’ai toujours eu cet intérêt et Malcom Forbes était apparemment passé maître en la matière. De critique social à motivateur à philosophe, en passant par fin psychologue…
Certaines sont plus célèbres que d’autres. Je vous offre celles qui m’ont le plus touchée:
MA PRÉFÉRÉE, et la plus belle à mon avis : “The purpose of education is to replace an empty mind with an open one.”
“To measure the man, measure his heart.” (celle-là, je la dédie à mon chéri)
“The biggest mistake people make in life is not trying to make a living at doing what they most enjoy.”
“You can easily judge the character of others by how they treat those who they think can do nothing for them.”
“To live long and achieve happiness, cultivate the art of radiating happiness.”
Vraiment impressionnant, je trouve. Et en ces quelques lignes, tiennent des vérités qui prennent souvent des vies entières à apprendre.

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