Incapacite

Lu dans le métro un matin cet été, sur le dos d’un t-shirt de couleur très
vive: ‘The only disability in life is a bad attitude’.
Wow. Lequel t-shirt était d’ailleurs porté par un tout jeune homme à l’allure plutôt cool (et qui était vraiment beau en plus, ce qui ne gâche rien!).
Toujours tellement inspirant et rassurant d’être témoin de ce genre de message.
J’ajoute simplement: ‘Hold that thought, young man’.

Marc Labreche

Quel fascinant comédien. Aux mille talents. À l’incroyable folie, débridée et infinie. Heureusement. Car même si je n’aime pas TOUT ce qu’il fait, tout me semble quand même digne d’intérêt et presque tout me surprend.
Le genre de personne qui, heureusement, existe, car il serait plus qu’impossible de l’inventer. Et la télévision québécoise serait à l’occasion pas mal plus terne.
J’en ai parlé dans un billet déjà, pour la série le « Cœur a ses raisons ».
Je ne ferai pas le tour de la longue liste de tout ce qu’il a déjà fait, mais, installée devant ma télé en écrivant distraitement, ce billet s’est imposé de lui-même. Car ce très talentueux comédien, ou plutôt imitateur, m’a fait éclater de rire pour la 2e fois, en 2 semaines.
C’est dans « 3600 secondes d’extase » (série que je trouve un peu inégale) qu’il vient de faire, en direct mesdames et messieurs, une délicieuse et délirante imitation de Kevin Parent, en compagnie et avec la complicité de celui-ci.
La semaine dernière, j’avais attrapé l’exquise imitation qu’il a faite de Christiane Charette. Jamais je n’ai vu aussi bonne et aussi complète imitation de cette animatrice. C’était hilarant, complètement ‘flyé’, impressionnant, même. Ses mimiques, ses intonations, ses commentaires, même physiquement, il en venait à lui ressembler. Si vous l’avez manquée, allez sur youtube, ça vaut vraiment la peine : http://www.youtube.com/watch v=_Au70UQj42E&feature=PlayList&p=1661EC2B2B1C0D6C&playnext=1&playnext_from=PL&index=16
Je reviendrai la prochaine fois avec l’autre billet, celui que j’étais en train d’écrire mais que Marc Labrèche m’a littéralement volé. Et je l’en remercie.
Bonne nuit.

J’ai tue ma mere

Il a fait couler beaucoup d’encre, fait rouler beaucoup de souris, fait parler beaucoup de gens depuis ses 3 prix remportés à Cannes au printemps.
Et pour cause, puis-je ajouter maintenant.
C’est définitivement ce que l’on peut appeler avoir du talent. Beaucoup de talent et d’imagination.
Je me rallie: Xavier Dolan est déjà, malgré son tout jeune âge (à peine 20 ans), un bon cinéaste, et un très bon comédien.
C’est drôle, en fouillant un peu, j’ai retrouvé son « jeune » parcours et surtout, ses débuts: le petit garçon qui jouait dans les pubs de Jean-Coutu réalisées par André Melançon en 1997, aux côtés de Geneviève Lallier-Matteau (qui faisait sa grande soeur). Et qui était déjà prometteur.
On peut aimer ou non ses sujets de prédilection (relation difficile et très lourde avec sa maman, l’homosexualité) mais on ne peut nier son talent.
C’est un film réalisé très simplement, avec de très petits moyens. Rien de nouveau ou de révolutionnaire dans le traitement ou les effets, mais rempli d’imagination et, je l’ai dit, de talent.
Malgré la lourdeur des sujets, la caméra est simple et vivante, en mouvement. Les plans sont intéressants. Par exemple: ceux où chaque personnage est cadré seul à gauche et son « vis-à-vis » dans la scène en question seul à droite dans le plan suivant, pour mettre en image l’opposition que le dialogue créé, au lieu de les rapprocher. Il y a également la narration qui est efficace, faite de plans de Dolan en noir et blanc.
Les comédien-ne-s sont également formidables. Que dire de Anne Dorval, qui nous livre une scène d’anthologie, au téléphone avec le Directeur du pensionnat. Et Suzanne Clément, Patricia Tulasne, François Arnaud, qui sont tous très vrais, très crédibles.
Au final, ça se la joue un peu, c’est vrai. C’est plein de partis pris, au service des thèmes exploités, mais c’est également très percutant. L’humour -ou plutôt le sarcasme et le cynisme à outrance- est très efficace pour faire passer le tout, et semble avoir joué un grand rôle dans la vie et la vraie histoire du réalisateur.
Réal.: Xavier Dolan, Canada, 2009.

Explorer – 2

Une 2e citation tirée du petit bouquin offert par ma sœur.
Et qui d’ailleurs m’y ramène directement.
C’est de Maurice Chevalier, c’est très joli, et ça va comme suit : ‘I never eat when I can dine.’
Désolée, le petit livre est en anglais, même si l’auteur était français! J’imagine qu’on peut le traduire du genre « Je ne mange jamais lorsque je peux dîner/savourer ».
Et c’est pourquoi ça me ramène à elle, puisque c’est encore plus vrai en sa compagnie. Tout comme samedi dernier : chaque souper se transforme en festin, chaque soirée, en plaisir et en fête.
Merci… ;-)

An Education

Film issu de la cuvée 2009 de mon adoré FNC, qui vient à peine de se terminer.
D’ailleurs, je ne pensais jamais qu’il sortirait si rapidement au grand écran. J’essaie de voir un maximum de films au festival dont je ne suis pas certaine de la sortie éventuelle, et bien sûr, je me gâte de quelques autres ‘sure bet’, que je vois donc en primeur. Ben, quoi!?! J’vais m’gêner, peut-être???
J’en reviens au film ‘An Education’, de Lone Scherfig. J’aime beaucoup la sensibilité de cette réalisatrice. Pleine de délicatesse mais aussi d’assurance, empreinte de sobriété dans une démarche cinématographique assez personnelle, mais qui s’inscrit quand même de façon majeure et indéniable.
Un très bon film, qui nous fait découvrir une jeune actrice dans toute sa mesure: Carey Mulligan (elle a tenu de petits rôles dans d’autres films, dont Public Enemies, que je n’ai pas vu). Alors là: coup de cœur. Vraiment. Elle est fabuleuse dans le rôle principal de Jenny, une jeune et brillante étudiante dans le Londres des années 60, au futur on ne peut plus prometteur. Qui fait la rencontre d’un homme beaucoup plus âgé qu’elle (genre, le double), qui viendra changer son destin.
Version vraiment, vraiment résumée. Car je ne veux pas raconter l’histoire plus en détails.
L’homme en question est joué par l’excellent Peter Sarsgaard (qu’on a vu récemment dans ‘Elegy’ de Isabel Coixet), que j’ai encore confondu avec Ewan McGregor, pour une raison que j’ignore. Je trouve vraiment qu’ils se ressemblent. Et tous deux sont très talentueux… Ce n’est peut-être que cela?
Un des intérêts premiers du film est de nous parler de cette époque, des rapports et de la dynamique entre les hommes et les femmes dans la société occidentale des années 60 et surtout, des choix qui s’offraient à eux/elles à travers cette touchante histoire. C’est très intéressant, et la reconstitution est bien rendue.
Je dois aussi mentionner quelques autres formidables acteurs et actrices, au passage: Alfred Molinaro, dans le délicieux rôle du père de Jenny, puis Cara Seymour, qui joue sa maman. Et Emma Thompson, qui tient le rôle de la directrice d’école. Magnifique, une fois de plus. Quelle classe, et quelle prestance, toujours.
Ce film m’a d’ailleurs permis de confirmer que c’est définitivement une époque à laquelle j’aurais aimé vivre à l’âge adulte, mais pour des raisons on ne peut plus superficielles: la mode, les vêtements, les souliers, les coiffures. Qu’est-ce que les gens avaient de la classe, étaient élégants.
Petite note à Julie L.: une recommandation que je suis certaine que tu apprécieras, à voir avec ton amoureux. Enjoy! ;-)
Réal.: Lone Scherfig, Angleterre, 2009. C’est la même réalisatrice qui nous avait donné, entre autres, ‘Italian for Beginners’, film du dogme #12, en 2002.

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