Boite Noire

Eh non! Je ne vous ferai pas ici le récit torride et plein de suspense d’un accident d’avion duquel n’aurait survécu (à part moi, visiblement!) que la fameuse et mystérieuse boite noire, témoignage toujours un peu surpenant d’événements encore incompris et surtout inconnus. Je serai un peu moins originale, mais pas mal plus intéressante: je vous parle de la célèbre Boite Noire, lieu de prédilection des cinéphiles et autres pseudos-intellos du Plateau et d’Outremont (et des inconditionnels résidant dans un autre quartier). Moi, j’aime les endroits de vente mais surtout de location de films et autres documents du genre. C’est VRAIMENT de l’amour. Et malgré tout le progrès techologique dans ce domaine (télé numérique, etc.) j’espère naïvement et désespérément ne jamais assister à leur fermeture ou pire, leur disparition. C’est tellement un bonheur de m’y rendre, d’y flâner, de tout envisager et de vivre à tout coup (ou presque!) un 2e bonheur en ligne: celui d’y repartir, dvd sous le bras, d’un film tant attendu ou d’un ancien film finalement trouvé! Toujours aussi inexplicable que formidable. Et ce qui est à la base de ce sentiment, pour moi, est quelque chose de beaucoup plus subtil que tous ces bouts de pellicules prêts à emporter: cet endroit sent l’Amour! L’amour du cinéma, l’amour de tout ce qu’il offre, l’amour et le respect des artisans aussi. Voilà! C’est dit: je suis une amoureuse!

Beaubien

À mi-chemin entre le petit cinéma de quartier typiquement français (dans le sens de France) et le vestige d’une ère quasi-révolue des cinémas répertoires indépendants (en tous cas, ceux de si petite taille), le Beaubien fait partie de mes endroits préférés. Pour aller aux vues, bien sûr! Jusqu’au guichet pignon sur rue (littéralement) qui me ravit. J’aime ça, moi, acheter ma place « dehors », donner mes sous à travers un trou de souris à une personne installée dans un tout petit réduit en plastique transparent, puis aller à l’intérieur quérir mon bien. Ou plutôt me mettre en file pour assister à mon petit moment de plaisir. Peu importe le genre de plaisir. Ou même que ça n’en soit pas un, finalement et parfois! Parce que le rituel est aussi très important. Pas AUTANT que ce qu’on y voit, mais quand même important. Et le Beaubien, moi, j’aime. Les gens y sont tellement gentils. Des amoureux, eux aussi. Ça parait. Ça se sent. Et il a même un petit côté quétaine et un peu anti-cinéma, paradoxalement: on peut y manger plein de choses tout en écoutant notre projection. Ce qui est, selon le cas et l’utilisateur, une bonne ou une très mauvaise chose! Mais bon! Un petit film en mangeant du chocolat, ça peut difficilement être une recette perdante, à mon humble avis!?! Tant que cela se fait dans le respect… et le silence! Mais ça… c’est aussi une autre histoire! Et j’y reviendrai très certainement. Assurément! Ah oui! J’oubliais! Je n’ai qu’effleuré la CHOSE, à la base même de mon appréciation de l’endroit: il nous présente presque toujours de très bons films, répertoire, d’auteur, des petits bijoux de documentaires, etc.

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