Indicatif Present

Là encore, j’aime vraiment beaucoup cette émission d’avant-midi de la première chaîne de Radio-Canada. Faute d’être originale, j’y vais une fois de plus d’une affirmation, que dis-je!?!, d’un aveu complètement honnête et objectif: je puis MAINTENANT affirmer bien haut aimer cette émission, car et surtout ce ne fut pas toujours le cas. Petite précision: je n’ai pas toujours aimé ou peut-être SU apprécier son animatrice, Marie-France Bazzo. Que je trouvais par le passé prétentieuse, pédante, imbue de sa personne et possédant à la limite de l’acceptable ce qui devrait être, pour moi, la qualité première d’une animatrice radio: l’écoute -pas tant de soi!- mais bien celle d’autrui et des invités. Et il s’est donc passé du temps pendant lequel je me suis éloignée de cette animatrice et de son émission, pour y revenir à mon plus grand plaisir. Je pense qu’elle (MFB) s’améliore constamment, fait preuve d’une humilité, disons, et d’une ouverture qui m’accrochent. Elle a des invités à faire rêver, des spécialistes qui viennent nous expliquer l’inexplicable, des sujets farfelus et drôles, aussi, régulièrement, ce qui est très rafraîchissant. Beaucoup de culture, miam miam! Et j’ai mes deux chroniques préférées: la revue de presse de la semaine avec Pierre Thibault, le jeudi matin et surtout, surtout: les deux Chris, le vendredi matin. Mon seul bémol: l’heure ingrate de diffusion, qui ne me permet pas de l’écouter autant que j’aimerais. Et la rediffusion en soirée est très tard. Franchement, on pourrait trouver PIRE comme bémol!

C’est bien meilleur le matin

Dans ce cas-ci, je ne pourrais vraisemblablement pas être plus objective! Parce que je ne suis pas une personne du matin, disons. Ça non! Les personnes qui me connaissent un tant soit peu pourront en témoigner avec vigueur. D’où mon affirmation d’objectivité, car bienheureux celui ou celle (ou dans le cas présents: ceux) qui réussissent à me tirer des limbes, de surplus au quotidien, m’arrachant même ou ou deux sourires au passage et arrivant de surcroît à retenir mon attention! (bon, j’exagère un peu quand même: ça ne tient pas du miracle, je ne suis pas SI épouvantable!). René Homier-Roy et son équipe font donc quotidiennement office de réveille-matin pour moi, un réveil qui se veut non-agressant (versus des stations de radio et émissions concurrentes bien connues) (et/ou vs les bruits aussi irritants que désagréables des sonneries de cadran traditionnelles), plein d’humour, convivial, agréable, informatif, zen, avec une bonne part de culturel et des entrevues vraiment intéressantes, etc. Et surtout: sans pauses publicitaires. Le ciel les protège, ces irréductibles, avec leurs émissions qui en sont dépourvues, pour mon plus grand plaisir très égoïste! Ça fait, honnêtement, TOUTE la différence. Surtout le matin! Je suis encore une fois des plus objectives dans ce constat, cette opinion… mais ça, c’est une autre histoire! Chapeau à « C’est bien meilleur le matin »… parce que c’est PRESQUE rendu vrai pour moi aussi!

Boite Noire

Eh non! Je ne vous ferai pas ici le récit torride et plein de suspense d’un accident d’avion duquel n’aurait survécu (à part moi, visiblement!) que la fameuse et mystérieuse boite noire, témoignage toujours un peu surpenant d’événements encore incompris et surtout inconnus. Je serai un peu moins originale, mais pas mal plus intéressante: je vous parle de la célèbre Boite Noire, lieu de prédilection des cinéphiles et autres pseudos-intellos du Plateau et d’Outremont (et des inconditionnels résidant dans un autre quartier). Moi, j’aime les endroits de vente mais surtout de location de films et autres documents du genre. C’est VRAIMENT de l’amour. Et malgré tout le progrès techologique dans ce domaine (télé numérique, etc.) j’espère naïvement et désespérément ne jamais assister à leur fermeture ou pire, leur disparition. C’est tellement un bonheur de m’y rendre, d’y flâner, de tout envisager et de vivre à tout coup (ou presque!) un 2e bonheur en ligne: celui d’y repartir, dvd sous le bras, d’un film tant attendu ou d’un ancien film finalement trouvé! Toujours aussi inexplicable que formidable. Et ce qui est à la base de ce sentiment, pour moi, est quelque chose de beaucoup plus subtil que tous ces bouts de pellicules prêts à emporter: cet endroit sent l’Amour! L’amour du cinéma, l’amour de tout ce qu’il offre, l’amour et le respect des artisans aussi. Voilà! C’est dit: je suis une amoureuse!

Beaubien

À mi-chemin entre le petit cinéma de quartier typiquement français (dans le sens de France) et le vestige d’une ère quasi-révolue des cinémas répertoires indépendants (en tous cas, ceux de si petite taille), le Beaubien fait partie de mes endroits préférés. Pour aller aux vues, bien sûr! Jusqu’au guichet pignon sur rue (littéralement) qui me ravit. J’aime ça, moi, acheter ma place « dehors », donner mes sous à travers un trou de souris à une personne installée dans un tout petit réduit en plastique transparent, puis aller à l’intérieur quérir mon bien. Ou plutôt me mettre en file pour assister à mon petit moment de plaisir. Peu importe le genre de plaisir. Ou même que ça n’en soit pas un, finalement et parfois! Parce que le rituel est aussi très important. Pas AUTANT que ce qu’on y voit, mais quand même important. Et le Beaubien, moi, j’aime. Les gens y sont tellement gentils. Des amoureux, eux aussi. Ça parait. Ça se sent. Et il a même un petit côté quétaine et un peu anti-cinéma, paradoxalement: on peut y manger plein de choses tout en écoutant notre projection. Ce qui est, selon le cas et l’utilisateur, une bonne ou une très mauvaise chose! Mais bon! Un petit film en mangeant du chocolat, ça peut difficilement être une recette perdante, à mon humble avis!?! Tant que cela se fait dans le respect… et le silence! Mais ça… c’est aussi une autre histoire! Et j’y reviendrai très certainement. Assurément! Ah oui! J’oubliais! Je n’ai qu’effleuré la CHOSE, à la base même de mon appréciation de l’endroit: il nous présente presque toujours de très bons films, répertoire, d’auteur, des petits bijoux de documentaires, etc.

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