Hmmmmmm.
Oui, bon!
Une fois de plus, vraisemblablement, de mon enthousiasme et de ma spontanéité je suis victime… si je me fie à ce qui se passe donc depuis dimanche soir!
Retard dans la compilation et l’annonce des votes, anomalies dans les résultats et même, maintenant, des accusations et un recomptage (rien de moins!?!) demandé par le candidat de l’opposition!
Bon…
En fait, en y repensant, je ne change pas d’idée! Je suis toujours aussi étonnée que je l’ai été, et contente (du moins en théorie), de l’initiative.
En même temps, je ne suis tellement pas surprise de la tournure des événements.
On a comme de la misère à faire les choses correctement, dans ce domaine, vous ne trouvez pas? (j’ai tellement envie de préciser que le «on», une fois de plus, exclut bien sûr…). Mais c’est implicite – et entendu.
Meilleure chance la prochaine fois! C’est pas ça, l’expression??? (misère…!)
Si le ridicule tuait, ce billet n’aurait jamais vu le jour! Ou le soir? Enfin, j’me comprends!?!
P.S. Par contre, je peux déjà confirmer que, si la tendance se maintient, je ne prévois ni m’étonner ni commenter la prochaine initiative du genre, qui arrive à grands pas, soit celle du fameux vote téléphonique pour le prochain chef du PQ.
Mais déjà… ça promet, non??? (oups! c’est parti tout seul!)
Citation
« La plume est la langue de l’âme ».
C’est joli, non?
C’est Miguel de Cervantes -l’auteur du célèbre Don Quichotte-, qui l’a dit!
(et moi, je le sais car c’est Renaud-Bray qui me l’a répété).
Je sais que c’est un peu commercial et même quétaine, ce genre de carte-citation, mais moi, parfois, ça me touche, ça me parle, ça me fait même réfléchir.
Et celle-là, je la trouve belle et tellement représentative de ce que je ressens.
Dans mon très profond. Bon!
Sauf que, contrairement à l’habitude, je dois donc conclure avoir la « langue » fatiguée (à terre?!?), ce soir, car là s’arrête apparemment mon inspiration…
Bureau de vote
Étant résidente de Montréal et, j’aime à le croire, une citoyenne avec un certain sens des responsabilités et une certaine conscience sociale, je reviens à l’instant de mon bureau de vote, en ce jour d’élection municipale.
Mais ciel que ça m’a tout pris pour y aller! D’abord parce que je sais pertinemment que le Maire actuel va renouveler son mandat mais ensuite, parce qu’il n’y avait personne pour qui j’avais le réel désir ou la conviction de voter. D’un côté un bon bougre, rêveur mais par très Maire, disons, et de l’autre, un candidat qui semble avoir beaucoup plus à cœur son propre rayonnement, et celui de la Ville, plutôt que le bien-être fondamental et réel de ses citoyens. C’est mon opinion, et je la partage!. Enfin… je m’arrête ici parce que, malgré le titre, ce billet ne se veut pas vraiment politique. C’est un prétexte circonstanciel, disons.
Mais je l’ai fait quand même, parce que c’est un droit mais aussi un devoir. Il y a tellement de pays dans lesquels il n’est toujours pas possible d’exercer ainsi, librement, ce moyen dont nous disposons pour choisir nos élus (à l’intérieur de ceux qui se présentent, je veux dire).
Malgré tout, je ne fut pas déçue. Peu importe que je les gagne ou non, ces élections (puisque je suis certaine que ça n’arrivera pas, en fait!), mais l’exercice était à tout le moins intéressant, cette fois-ci.
Et je sais maintenant à quoi a servi une partie de mes taxes. À automatiser le processus de compilation des votes. En même temps, il était vraiment temps, non?!?
Simplement intéressant comme concept. Une belle grande feuille avec tout plein de petites cases à cocher (3, au minimum). Puis, on insère ça dans la petite fente latérale d’une machine et le tour est joué. Je peux même vous dire que j’étais la 953e à inscrire mon vote aujourd’hui dans ce bureau.
C’est tout. Pas plus compliqué que ça et surtout, pas plus scientifique ni profond!
Il ne m’en faut pas beaucoup, parfois…
Pizza Napolitana
J’y allais régulièrement, dans une autre vie. Mais il y avait vraiment longtemps qui j’y étais retournée.
Mardi, à la suggestion de la jubilaire, nous nous y sommes donc retrouvés pour fêter ça entre amis.
Quel endroit chaleureux et convivial. En même temps, qu’est-ce que c’est bruyant!?! In-cro-ya-ble! Mais c’est juste drôle, en fait. Nous nous sommes même amusés, l’alcool aidant et nous motivant, à nous crier des conneries, juste pour confirmer que personne ne nous comprenait, comme ce fut effectivement le cas! (ben quoi, à chacun son humour!).
Nous avons mangé comme des rois. C’était copieux, délicieux… et pas très léger non plus.
Cet endroit est la preuve vivante que « le secret est bien dans la sauce ». Dans la simplicité de celle-ci, même, j’ajouterais. Que ce soit la sauce tomate des divines pâtes au fromage que nous avons goûtées ou même la vinaigrette de la salade verte.
Tout simple, mais savoureux. Idem pour les pizzas. Même la croûte, heureux mélange entre la fine et la plus épaisse, est vraiment très bonne. Nous y sommes allés de valeurs sûres, pâtes sauce rosée avec saumon, pizza sauce tomate et prosciutto, pizza saumon asperge, salade d’artichauts, etc. Sans oublier les formidables saucisses avec épices (dans le sens de « recouvertes d’un lit d’épices », littéralement), et baignant (le mot est faible) dans l’huile d’olive. Comment dire!?! Ah oui! COCHON!
J’ai peine à le croire, mais nous avons même réussi à goûter, du bout des lèvres, le tartufo et arroser le tout d’un bon cappuccino, en finale.
Si j’étais quétaine (et comme vous savez que je le suis – je ne vais donc pas me gêner!), je terminerais en vantant les mérites des serveurs et autres bellâtres -italiens, de surcroît, comme on peut s’y attendre!- qu’on y retrouvent également. My God! De l’homme, du vrai, des beaux mecs à la chevelure foncée (Jul: tu m’en dois une, car je pense être TRÈS bonne joueuse, là, avoue!?! :-), à l’attitude pleine d’assurance et de sourires entendus. Rien pour gâcher la soirée, donc, en ce qui me concerne!
Bonne fête encore, ma belle fille, à nouveau un gros merci à toi et ton amoureux pour votre beau programme et la plus que généreuse invitation. C’était tout bon, tout plaisir!
P.S. Comme c’est un « apportez votre vin », c’est encore plus agréable car on peut accompagner le tout de la bouteille qui nous fait envie. Ou les bouteilles, quand on est entre amis. Encore une fois, merci-merci-merci!
189 rue Dante, une ou deux rues à l’est de St-Laurent.
De battre mon cœur s’est arrete
Le dernier film que j’ai vu dans ma cuvée 2005 du FNC.
Il s’agit d’abord de toute une prestation de la part de Romain Duris (Tom), surtout pour un premier rôle aussi dramatique et intense. Tom est un jeune homme dans la fin vingtaine qui est déchiré entre suivre les traces de son père et continuer ses magouilles dans le monde de l’immobilier et entreprendre une nouvelle carrière comme pianiste, à l’image de sa défunte mère qui lui a apparemment légué une bonne partie de son talent. Duris est tellement convaincant dans son rôle, il nous donne l’impression de le connaître, presque.
Le film est très violent. De la violence crue, car réaliste et remplie de proximité. J’ai souvent eu le réflexe de me fermer les yeux et même de me recroqueviller un peu, comme pour éviter un coup.
L’histoire est intéressante et nous accroche dès les premiers instants du film. La tension et l’atmosphère sont maintenues tout au long. On ne sait trop ce qui va arriver, et on craint le pire. Nous suivons Tom dans ses choix, ses déchirements et ses rêves.
Tous les comédiens sont bons. Niels Alestrup, qui joue le père de Romain Duris, est d’un pathétisme et d’une mauvaise foi navrante. Il nous démontre avec style (je ne peux utiliser le mot « grâce » dans les circonstances) qu’alors que certains vendraient leur mère pour un peu d’argent, d’autres, pourraient en faire tout autant, même avec leur progéniture chérie … Enfin! C’est MON interprétation! Les deux comparses et amis de Tom, Fabrice (Jonathan Zaccaï) et Sami (Gilles Cohen) lui donnent une réplique mordante et percutante, à l’image de leurs rôles respectifs.
J’ai particulièrement aimé les jeux de pouvoir, la fine ligne entre honnêteté et escroquerie, parfois, la volonté et le courage des individus qui peuvent être plus forts que leurs propres ambitions, même démesurées. Et la place de la vengeance -et de la loyauté- dans tout ça. La caméra suit simplement les acteurs dans leurs aventures. Le rythme y est soutenu, rapide, plein de mouvements et rebondissements. Efficace.
La musique tient également une grande place dans l’histoire, à travers Tom et son retour au piano, ce qui fait un formiable contraste à la dureté des propos et des événements. Idem pour sa professeure, une jeune virtuose chinoise récemment arrivée en France, et la relation qu’il entretiendra avec elle qui sera tout sauf facile, et à l’opposé de ce qu’il connait généralement.
Il s’agit d’un remake d’un film américain de 1978, « Fingers » de James Toback. Que je n’ai pas vu. Alors je n’aurai pas le loisir d’en dresser un parallèle, quel qu’il soit. Ce qui est tant mieux, ou tant pis, que sais-je moi?, dans les circonstances… Mais comme il est très rare que les remakes soient faits par des Français (vs des Américains, en plus), j’y vais d’un coup de dé -et d’une énorme généralité- en pariant que celui-ci est meilleur! Juste pour le plaisir de la chose!
Réal.: Jacques Audiard, France, 2005.